14 Décembre 2017

Congo-Kinshasa: Kinshasa ezalakaboye te - « Aguené » ou « Guégué » fait rage à Kinshasa

La consommation de l'« Aguéné », boisson prohibée par les politiques à cause de son taux élevé d'alcool (plus de 50%) et répondant pas aux normes hygiéniques de fabrication, prend des de plus en plus inquiétantes dans la capitale, Kinshasa. connu sous l'appelation de « Guégué », cette boisson artisanale est véritable fléau qui, toute proportion gardée, rend la congolaise oisive, inutile et surtout violente.

Toutes les catégories sociales (employés, chômeurs, étudiants, etc.)

et tous les âges, voire tous les sexes s'adonnent paisiblement à consommation dans tous les coins de Kinshasa. Alors que la prise son alter ego, le « lotoko », se faisait dans la clandestinité, «

Guégué » fait plutôt incursion dans tous les débits de boisson de capitale, voire dans des endroits dits huppés. En clair, « Aguené »

est vendu dans les bars, bistrots, terrasses, restaurants, etc., même titre que nos bières et boissons sucrées, mais a l'avantage les battre tous par rapport au coût. La mesure, affirme-t-on, vendue à partir de 500 FC seulement !

Les scientifiques sont formels au sujet de la consommation d'aguéné : cela peut provoquer diverses maladies, notamment cirrhose de foie. « Il est triste de constater que plusieurs Kinois choisissent ce 'cycle court' à l'enivrement ; même les filles s'y adonnent. Il suffit de se rendre au marché Lufungula dans son voisinage pour rencontrer les adeptes de cette boisson s'attablent dans ces bars de fortune dès 6 heures du matin », témoigné mama Scholastique Yemo, habitante de Lingwala.

Il convient de noter que bon nombre des jeunes chauffeurs taxi taxi-motos sont très friands de ce produits. Les agents de l' sont aussi identifiés parmi les grands consommateurs de cette artisanale et se sont même familiarisés avec ses fournisseurs. Bref, personne ne se voile plus la face.

Les réseaux de vendeurs et consommateurs d'aguéné à Kinshasa bien connus et identifiés. Mais seulement, personne ne peut inquiéter. Les quelques fois que certains d'entre eux ont interpellés, ils ont été vite relâchés parce qu'intouchables. vendeurs affirment qu'ils sont fournis par des éléments de la PNC, FARDC et d'autres services de sécurité. Ce qui le mettent parfois l'abri car protégés par leurs fournisseurs.

« Mon fournisseur est un haut gradé de la PNC. Chaque fois qu' rentre le soir, il m'approvisionne en cannabis et Guégué. Après vente, il passe récupérer son argent, me permettant ainsi petit petit, à me constituer un capital. Et depuis, mon commerce prospère »,

a confié Djene-Djene, un vendeur de drogue bien connu à Selembao.

Des analystes sont d'avis que si l'on n'y prend garde, la congolaise risque de constituer un grand danger pour le pays.

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