14 Décembre 2017

Congo-Kinshasa: Journée internationale des droits de l'homme - Un message de la société civile interpelle le gouvernement

Intitulé « L'avenir de la démocratie mis en danger en RDC », le texte a été signé par plus de 151 ONG et lu, le 11 décembre à Kinshasa, par Me Irène Esambo, au siège de la Voix des sans-voix, dans la commune de Kasa-Vubu, en présence de plusieurs activistes de droits de l'homme.

La société civile rappelle, dans son message, que la République démocratique du Congo (RDC) siège au Conseil des droits de l'homme des Nations unies et que l'un de ses ressortissants est désigné commissaire à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, avec mandat de rapporteur spécial sur les questions des défenseurs des droits de l'homme en Afrique. Cependant, elle a relevé une dérive qui s'observerait dans le pays par la persistance des violations massives des droits humains.

Ce qui l'a conduit à responsabiliser les institutions de la République et à s'adresser particulièrement au gouvernement, à la la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ainsi qu'au Parlement. Dénonçant des violations « graves » des droits humains sur toute l'étendue du pays, les ONG ont demandé au gouvernement et au pouvoir judiciaire de mener des enquêtes indépendantes et crédibles pour traduire en justice les auteurs des dérives décriées et prendre en charge les victimes.

S'agissant du processus électoral et des acquis démocratiques, ces organisations attendent du Parlement et du gouvernement l'adoption du projet de révision de la loi électorale, en écartant les dispositions relatives au seuil de représentativité, à l'augmentation de la caution et à l'introduction de la machine à voter. Ces institutions de la République sont également exhortées à ne pas voter les réformes qui remettent en cause les acquis d'un État de droit démocratique consacrés par la Constitution du 18 février 2006. La Céni est, de son côté, appelée à faire preuve d'indépendance et de transparence dans la gestion des fonds alloués au processus électoral, en priorisant les opérations électorales.

La persistance des violations massives des droits humains

Les ONG de droits de l'homme ont dit constater la persistance des violations massives des droits humains caractérisées par des attaques contre la population civile, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes, des meurtres et assassinats ciblés, des disparitions forcées, des violences sexuelles, des arrestations et détentions arbitraires, des actes de torture, etc. Elles ont également fait mention de la dégradation des conditions de vie et la paupérisation de la population, du retard dans l'organisation des élections en violation de la Constitution, du dysfonctionnement du pouvoir judiciaire, de l'interdiction illégale de l'exercice de la liberté de manifestation et des réunions publiques.

Pour la société civile, ce sont tous ces éléments relevés qui motivent sa crainte, redoutant que la dégradation de la situation des droits humains et libertés fondamentales ne s'inscrive dans une politique délibérée visant à instaurer un régime antidémocratique.

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