19 Décembre 2017

Burkina Faso: Relations commerciales avec la Corée du Nord

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l'extérieur, Alpha Barry, a animé une conférence de presse, le mardi 19 décembre 2017, à Ouagadougou. Avec les journalistes, il a échangé, entre autres, sur l'interdiction des importations en provenance de la Corée du Nord, la remise du prix Macky Sall pour la paix au Moogho-Naaba et la visite de l'Emir du Qatar au Burkina Faso.

Les importations de produits en provenance de la Corée du Nord par des Burkinabè ou des étrangers vivant au Burkina Faso sont désormais interdites. L'information a été donnée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l'extérieur, Alpha Barry, le mardi 19 décembre 2017 à Ouagadougou lors d'une conférence de presse. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, cette décision s'inscrit dans la volonté du pays des Hommes intègres de se conformer aux résolutions des Nations unies qui interdisent toutes activités commerciales avec la Corée du Nord à cause de ses essais nucléaires. Le ministre Barry a indiqué que tout est parti d'une interpellation des USA à l'Etat burkinabè, selon laquelle le Burkina Faso continue d'avoir des relations commerciales avec Pyongyang malgré les sanctions qui frappent la République populaire démocratique de Corée.

« A la suite de cette interpellation, nous avons diligenté une enquête aussi bien au ministère du Commerce qu'au niveau du département des finances et nous avons trouvé qu'il y avait des opérateurs économiques qui faisaient des importations en provenance de la Corée du Nord. Le Président du Faso et le Premier ministre ont été saisis. C'est ainsi que des instructions ont été données à ces deux ministères de mettre fin à ces importations», a indiqué Alpha Barry. Selon lui, cette décision concerne aussi les Burkinabè que les ressortissants des autres pays vivant au Burkina Faso. Il a précisé que ces importations qui concernaient surtout les produits pétroliers se sont élevées à plus de 3,8 milliards de F CFA pour l'année en cours.

Le deuxième sujet sur lequel le ministre en charge des affaires étrangères a échangé avec la presse a été le sommet du G5 Sahel tenu le 13 décembre à Paris pour l'opérationnalisation de la force conjointe. A entendre le ministre Barry, le bilan de ce rendez-vous de la capitale française est positif surtout en son aspect mobilisation des fonds. «L'Arabie Saoudite a confirmé ses promesses de 100 millions d'euros, les Emirats arabes unis aussi ont confirmé 30 millions d'euros.

A Bruxelles, nous avons été informés par l'Allemagne de sa volonté de contribuer pour 10 millions d'euros. Si on fait les comptes avec les cinq millions d'euros annoncés par les Pays-Bas, nous nous avançons vers le bouclage du budget qui est de 423 millions d'euros pour la première année», a soutenu Alpha Barry. L'agenda de l'opérationnalisation de cette force conjointe prévoit une rencontre des contributeurs en février 2018 à Bruxelles et l'élaboration du cadre juridique de la force et les textes régissant la gestion des fonds.

L'Emir du Qatar en visite officielle à Ouagadougou

Au cours de cette conférence de presse, le ministre a informé les journalistes de la remise du prix Macky Sall pour la paix au Moogho Naaba Baongo le 21 décembre 2017 à Ouagadougou. Pour lui, ce prix initié par le Centre indépendant de recherche et d'initiatives pour le dialogue (CIRID) a été décerné à l'empereur des Mossé pour son rôle dans la résolution de la crise du coup d'Etat manqué de septembre 2015. Pour cette édition, a-t-il ajouté, le Moogho Naaba était en compétition avec les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (RDC) qui ont joué un rôle déterminant dans la recherche d'une solution à la crise politique qui secoue le pays de Joseph Kabila. De l'avis du chef de la diplomatie burkinabè, ce prix est un honneur pour le pays des Hommes intègres qui voit les efforts d'une de ses personnalités morales reconnues. Le ministre Alpha Barry a aussi informé la presse de la visite officielle de l'Emir du Qatar au Burkina Faso, le jeudi 21 décembre 2017.

Qu'est-ce que le Burkina Faso vient voir dans une bataille entre deux pays, les USA et la Corée du Nord ? A cette question des journalistes, le ministre en charge des affaires étrangères a indiqué qu'il ne s'agit pas d'une affaire entre deux pays, mais une question de respect des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Il a appelé les opérateurs économiques qui importaient leurs produits de la Corée du Nord à se conformer à la mesure et de s'orienter vers d'autres pays. Quelles peuvent être les retombées de la visite de l'Emir du Qatar au Burkina Faso quand on sait que le pays est taxé par certains acteurs, de financer le terrorisme international ? Pour les accusations de financement du terrorisme, le ministre a préféré ne pas aborder le sujet. Toutefois, il a indiqué que le Burkina Faso est un pays indépendant qui choisit avec qui il veut avoir des relations bilatérales. Il a soutenu que lors de la visite du président du Faso en mai 2017, il y a eu des échanges sur certains secteurs comme la santé, l'immobilier, les infrastructures et des accords sont en cours de signature. Cette visite de l'Emir du Qatar au Burkina Faso s'inscrit surtout, selon lui, dans le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.

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