23 Décembre 2017

Tunisie: Clôture de la première phase de COM-Texha

La première phase du projet d'appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du secteur textile et habillement (COM-Texha) a été clôturée, jeudi, à Tunis.

Le responsable national du projet, Naceur Bouyahia, a fait savoir que 38 entreprises bénéficient de ce projet. Ainsi 12 entreprises sous-traitantes ont développé, au cours de la première phase, de nouvelles collections.

Parmi ces entreprises, a-t-il avancé, une entreprise a créé, pour la première fois, sa propre marque et a ouvert deux boutiques de prêt-à-porter respectivement à Sfax et à Sousse.

Bouyahia a ajouté que cette première phase a permis de former 26 responsables d'achat dans le sourcing, l'emploi de 50 nouveaux jeunes diplômés à travers l'initiation BTS chef de produit et le développement d'une licence coconstruite en lingerie.

Et d'ajouter qu'une dizaine d'entreprises ont trouvé de nouvelles sources d'approvisionnement, outre le développement d'une base de données des fournisseurs, la création de 6 nouvelles marques, le développement de 19 collections et la création d'un consortium d'achat pour la filière lingerie.

Le responsable a précisé que quatre entreprises concurrentes achètent, aujourd'hui pour la première fois, en bloc, outre la création de showrooms de sourcing, soit des espaces d'exposition permanents en Tunisie qui regroupent les fournisseurs locaux et internationaux.

Le projet a également permis l'exploration de quatre nouveaux marchés, à savoir le Danemark, l'Espagne, la Suède et les Pays-Bas et d'auditer huit entreprises en dénim, selon Bouyahia.

L'objectif, a-t-il indiqué, est d'assurer la montée en gamme des entreprises, d'aider les entreprises à développer les sources d'approvisionnement et les accessoires, car auparavant les entreprises tunisiennes s'approvisionnaient, seulement, auprès de la Turquie. Aujourd'hui, on a identifié l'Egypte comme source d'approvisionnement avec un bon rapport qualité/prix, a-t-il encore dit.

Il a fait savoir, par ailleurs, que la deuxième phase du projet qui s'étale sur 4 ans consiste en un projet global regroupant 5 pays, à savoir la Tunisie, le Maroc, l'Egypte, le Kazakhstan et le Tadjikistan avec un focus sur l'environnement du business, à travers le développement d'une stratégie du textile et le renforcement de la capacité des structures d'appui afin de présenter un meilleur service aux entreprises.

Pour sa part, la P.-D.G. du pôle de compétitivité Monastir-El Fejja (Mfcpole) a rappelé que le projet vise à rapprocher les sources d'approvisionnement des entreprises textiles, améliorer la qualité de l'approvisionnement, renforcer la compétitivité de l'entreprise, offrir un lieu de rencontre professionnelle aux entreprises et aux fournisseurs, outre l'encouragement des initiatives collectives (achats groupés, clusters et consortis).

A rappeler qu'une approche participative a été adoptée, tout en impliquant les partenaires institutionnels, ainsi qu'une approche de pérennisation pour développer une dynamique au niveau des entreprises pour un travail collaboratif.

Un secteur en difficulté

Les prochaines étapes seront axées sur la consolidation des efforts de marketing et de prospection des fournisseurs, le coaching de l'équipe de gestion et d'animation, l'établissement des outils de gestion et d'évaluation et la mise en œuvre d'un plan d'animation du showroom, a-t-elle précisé.

Pour sa part, le ministre du Commerce, Omar Behi, a rappelé que le secteur du textile, composé de 1.600 entreprises industrielles, emploie 170 mille personnes et participe à hauteur de 4.800 millions de dinars (MD) dans l'exportation.

Le secteur, a-t-il précisé, traverse une période difficile et ce projet permettra d'aider activement le secteur du textile à être plus compétitif, vu que la Tunisie dispose d'une main-d'œuvre qualifiée.

Le ministre a mis l'accent sur la nécessité de monter en puissance, de créer des produits à plus haute valeur ajoutée, de réfléchir en termes de Brand Tunisie, de marques tunisiennes développées et d'économies d'échelle, à travers le regroupement des achats.

Le ministre de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Faouzi Abderahmen, a souligné que ce projet s'inscrit dans le cadre de la stratégie de son département visant la valorisation de la formation professionnelle, les métiers et la synergie entre la formation professionnelle et le secteur industriel.

Ce projet, a-t-il, affirmé a permis la formation de formateurs et la mise en place d'une formation spécialisée pour délivrer des diplômés de BTS pour la fonction de chef de produit.

Mohamed El Hichri, gérant de la société Dorratex, une petite et moyenne entreprise (PME), installée depuis 28 ans à Tazarka (80 employés) et opérant dans le secteur de la confection, a fait savoir que l'adhésion de sa société à ce projet lui a permis de participer à des missions à l'étranger, de préparer des salons de sourcing pour pouvoir passer de la sous-traitance et de la cotraitance au produit fini.

«En Tunisie, nous ne disposons pas de la matière première pour arriver au produit fini», a-t-il fait remarquer, ajoutant que les deux showrooms de sourcing qui seront ouverts aux pôles de Monastir et El Fejja vont être d'une grande utilité pour les entreprises qui veulent passer de la sous-traitance/cotraitance au produit fini.

A noter que ce projet, lancé en octobre 2014, est financé par le secrétariat d'Etat à l'Economie suisse (Seco), exécuté par le Centre du commerce international (ITC), agence technique des Nations unies et l'Organisation mondiale du commerce, en partenariat avec le ministère de l'Industrie et du Commerce.

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