Angola: Télécommunications - La Russie perd le contact avec le premier satellite angolais

Photo: Twitter
Angosat

L'appareil de télécoms Angosat-1 a été lancé, le 26 décembre, depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan en utilisant le porte-fusée ukrainien Zenit-2SB.

La Russie a perdu, le 27 décembre, le contact avec le premier satellite angolais de télécoms « Angosat-1 » mis sur orbite la veille, selon une source spatiale russe, faisant craindre un nouveau revers un mois après la perte embarrassante d'un autre appareil. Des images diffusées en direct par la firme Roscosmos ont montré la fusée en train de décoller dans la nuit. Elle a été mise en orbite peu après, grâce à une fusée ukrainienne. Il s'agit d'une coopération rare, entre la Russie et l'Ukraine, en raison des mauvaises relations entre les deux pays, depuis 2014, date de l'annexion de la Crimée par Moscou. « Le contact a cessé temporairement, nous avons perdu la télémesure », a indiqué cette source, disant espérer de rétablir le contact avec ce satellite.

L'Angola et la Russie avaient convenu en 2009 de lancer Angosat-1. Le projet comporte le satellite, son lancement et des infrastructures au sol dans une banlieue de Luanda. Ce projet, d'environ 280 millions de dollars, est financé par un crédit de la banque d'État russe, Ruseximbank.

Le quatrième satellite africain lancé en 2017, d'une durée de quinze ans, a pour mission d'améliorer les communications par satellite, l'accès à l'Internet et des services de radio-télévision, particulièrement dans l'arrière-pays. L'Angola espère ainsi vendre des services à d'autres pays voisins. Angosat-1 qui couvrira également une partie de l'Afrique et de l'Europe a déjà sa capacité data réservée par cinq pays. À la République démocratique du Congo qui a été le tout premier souscripteur en juillet 2017 via l'opérateur Renatelsat se sont ajoutés le Mozambique, le Lesotho, le Congo et le Togo. Il s'agit donc d'un projet avant tout commercial pour ce pays confronté à d'importants problèmes économiques et actuellement à des pénuries de carburant.

Quelque cinquante ingénieurs angolais ont été formés, notamment au Brésil, en Chine et au Japon. Ils seront chargés de gérer le traitement des données envoyées par le satellite. La Russie supervisera son fonctionnement à partir d'un centre de contrôle construit près de Luanda.

L'Angola devient ainsi la septième nation africaine à posséder un engin en orbite géostationnaire au-dessus de la Terre, après le Maroc, le Ghana et l'Algérie qui ont également lancé, cette année, leur satellite. Mais la perte du contact avec ce satellite angolais fait craindre un nouvel échec embarrassant pour le secteur spatial russe, un mois après la perte d'un satellite météorologique lancé depuis le nouveau cosmodrome russe de Vostotchny, dans l'Extrême-Orient. Cette base est censée symboliser la renaissance de l'industrie spatiale russe, source de fierté à l'époque soviétique et tombée en désuétude après la chute de l'URSS.

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