1 Janvier 2018

Congo-Kinshasa: Au moins huit morts dans les manifestations anti-Kabila

Photo: MONUSCO
Des forces de sécurité en attente à Kinshasa pendants les manifestations en République démocratique du Congo (RDC) des 19 et 20 décembre 2016 (archives)

En République démocratique du Congo, un nouveau bilan des violences dans les manifestations de dimanche fait état de huit morts. La situation sur place est toujours très compliquée.

Après les manifestation contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila violemment réprimées de dimanche, le bilan s'est encore allourdie au premier jour de l'année. Au moins huit personnes ont été tués à Kinshasa et à Kananga (centre) selon un bilan donnée par une personne de l'ONU à l'Agence France Presse. Les forces de sécurité ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l'appel à manifester contre le pouvoir. Le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale congolaise a déclaré à la télévision publique que deux jeunes ont été tués à la paroisse Saint-Alphonse de Matete, dans l'est de Kinshasa, tandis qu'une autre personne a été tuée dans la commune populaire de Masina.

Un policier a également été tué dans la capitale, selon un communiqué du gouvernement lu à la télévision d'État.

A Kinshasa, au moins une quinzaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs par balles. A Kananga, au Kasaï, dans le centre du pays, un homme a aussi été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des catholiques en marge d'une marche contre Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis décembre 2016. Au total plus de 120 personnes dont des prêtres auraient aussi été arretées dans tout le pays.

Internet toujours coupé

Coupure d'internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers: les autorités congolaises ont sorti l'artillerie lourde pour étouffer les "marches pacifiques" des catholiques contre le chef de l'État, malgré l'appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester. Ce lundi soir internet était toujours coupé et l'atmosphère est évidemment très particulière pour ce premier jour de l'année. Les marches avaient été initiées par les catholiques congolais, un an après la signature sous l'égide des évêques d'un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

La police a aussi interpellé douze enfants de choeur catholiques à la sortie d'une paroisse du centre-ville de Kinshasa. À Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d'une messe.

Condamnation internationale

Ce lundi la secrétaire générale de la Francophonie a dénoncé lundi des "attaques inqualifiables et désolantes" contre les manifestations. Dans un communiqué Michaëlle Jean demande au autorités congolaises de respecter le droit à manifester. Le président Kabila a lui répété lors de ses voeux que les élections auraient lieu en décembre 2018.

En savoir plus

Internet et SMS vont être rétablis après leur coupure lors des manifestations

En République démocratique du Congo (RDC), Internet et les SMS devraient être rétablis, au… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Deutsche Welle. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.