1 Janvier 2018

Burkina Faso: Bilan du PNGT2-3 en 2017 - Un taux d'exécution physique de 52,20 %

Le Comité de pilotage du deuxième Programme national de gestion des terroirs phase III (PNGT2-3) a tenu sa neuvième session, le vendredi 29 décembre 2017 à Ouagadougou. A l'occasion, un bilan des activités réalisées en 2017 a été présenté aux membres statutaires du comité et un programme d'activités pour la nouvelle année a été adopté.

Le taux moyen d'exécution physique du deuxième Programme national de gestion des terroirs phase III (PNGT2-3) à la date du 1er janvier au 30 septembre 2017 est de 52,20%. C'est le bilan qui a été dressé à la neuvième session du comité de pilotage dudit programme, le vendredi 29 décembre 2017 dans la capitale burkinabè. Le conseiller technique du ministre de l'Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Roger Sibirou Moukian, représentant le secrétaire général du departement par ailleurs président du comité de pilotage du PNGT2-3, s'est réjoui d'une telle performance car, a-t-il dit, le contexte de mise en œuvre de ces activités était peu favorable.

Il a justifié ses propos par le mouvement de personnel au sein des administrations communales, notamment les secrétaires généraux dans certaines mairies, principales bénéficiaires du projet. «Aussi, les grèves des agents de certains services techniques de l'Etat ont impacté la performance des collectivités territoriales particulièrement dans le domaine de la passation des marchés publics», a expliqué le conseiller technique. Et le coordonnateur du PNGT, Suleymane Nassa, d'ajouter que le contexte politique a également eu un impact négatif sur la phase III du projet, débutée en 2013. «Nos partenaires, les maires, ont été remplacés par des délégations spéciales à la suite de l'insurrection populaire d'octobre 2014. L'élan qu'on avait amorcé a beaucoup ralenti», a-t-il justifié.

492 projets pour 2018

Malgré tout, a poursuivi M. Nassa, c'est une panoplie d'activités et d'investissements qui ont réalisés par les collectivités. «Il s'agit des infrastructures socioéconomiques telles que les cordons pierreux, les fosses fumières, les forages et des réalisations dans le domaine de l'éducation. Les collectivités ont suffisamment investi pour faire face au continuum en construisant des salles de classe», a-t-il détaillé.

A cela s'ajoutent les boutiques de rue utilisées par les commerçants. «Ceux-ci paient en retour des taxes au niveau des communes. Toute chose qui améliorent l'assiette fiscale et les ressources propres des collectivités territoriales», a justifié le coordonnateur.

A entendre le maire de Tanghin Dassouri, Lassané Kiemtoré, sa commune a bénéficié de boutiques de rue, de forages et d'écoles. Il a aussi fait savoir que les investissements vont sans doute améliorer les conditions de vie des populations. A cet effet, il a plaidé afin que les partenaires financiers soutiennent davantage des projets du genre.

Un appel attendu par la Banque mondiale, le principal partenaire. «Le projet a su développer des stratégies pour atteindre des résultats satisfaisants», a relevé le chargé de projet de l'institution financière au Burkina, Elisée Ouédraogo. Pour ce faire, il a rassuré de l'accompagnement de la Banque mondiale pour la dernière année du programme.

A ce propos, le coordonnateur du PNGT2 a indiqué que 492 projets ont été prévus pour 2018. «Près de 45 % des projets seront réalisés avant le 31 décembre 2017», a rassuré Suleymane Nassa.

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