3 Janvier 2018

Sénégal: Congrès ordinaire du Sudes - Les enseignants favorables à une refondation du système éducatif

Un enseignement de qualité. C'est ce que veulent les syndicalistes du Sudes qui étaient en conclave du 27 au 28 décembre 2017.

Le 14ème congrès ordinaire du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) s'est tenu les 27 et 28 décembre 2017 au stade Léopold Sédar Senghor. C'est autour du thème « Consolider les réformes structurelles du syndicat et agir pour la refondation du système éducatif » que les congressistes ont tous invité à un enseignement de qualité.

Selon le secrétaire général du Sudes, Dr Amadou Diaouné, depuis 2011, son organe est dans une dynamique de réforme pour favoriser un syndicalisme de proximité, dans le sens de la décentralisation. Mais, d'après lui, la réforme n'a pas été facile. « Nous allons faire le bilan, renforcer le Sudes, pour qu'avec les autres il puisse peser de toutes ses forces, pour une refondation de qualité du système éducatif sénégalais », a-t-il dit, non sans préconiser des négociations sérieuses, la seule alternative à ce climat délétère.

Le responsable syndical nouvellement réélu a fait savoir qu'il faut une école de la réussite adaptée au développement du pays. A en croire M. Diaouné, la formation des apprenants doit prendre en compte leur employabilité. « Il faut faire les réformes pour permettre aux écoles et universités de répondre aux besoins des Sénégalais », a-t-il déclaré, regrettant la non prise en compte des conclusions de la Concertation nationale sur l'avenir de l'enseignement supérieur (Cnaes) de 2015. Aussi, a-t-il invité à une union syndicale capable de mener les batailles salvatrices en vue de nouvelles conquêtes.

A son avis, les luttes en rangs dispersés discréditent le mouvement syndical, l'école publique et n'ont pas d'efficacité. « C'est généralement des luttes de positionnement. Si toutes les forces syndicales sont animées de la volonté de lutte, on fera bouger les lignes », a avancé Amadou Diaouné qui veut que le protocole d'accord de 2014 et les revendications nouvelles soient vidés au plus vite. Le secrétaire général du Sudes se dit persuadé que seule une force puissante peut pousser l'Etat à prendre les enseignants au sérieux.

Au nom de l'Union syndicale pour un enseignement de qualité (Useq), Awa Wade a déclaré que les enseignants doivent éviter d'être distraits par des questions seulement pécuniaires. « Soyons unis », a-t-elle lancé. Sentiment partagé par Sawrou Sène du Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire (Saems).

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