15 Janvier 2018

Afrique de l'Ouest: Paix et sécurité - Florence Parly accueille la réunion du G5 Sahel +5

La ministre française des Armées va réunir ses homologues de la force conjointe (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), ainsi que ceux des pays donateurs (France, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Union européenne et Etats-Unis) ce 15 janvier à Paris, pour la mise en oeuvre de cette force antiterroriste.

La réunion a pour objet l'avancement opérationnel et militaire de la montée en puissance de la force G5+5, après une phase exploitatoire de novembre dernier. On avance un effectif d'au moins cinq mille hommes d'ici au printemps de cette année.

Les soutiens financiers de cette force sont: l'Arabie Saoudite (cent millions de dollars); les Émirats arabes unis (trente millions de dollars); l'Union européenne (cinquante millions d'euros); les Etats-Unis (soixante millions de dollars - aide bilatérale avec les cinq pays du Sahel).

Un sommet aura lieu, le 13 février à Bruxelles, en Belgique, ayant pour objectif d'augmenter le nombre de donateurs.

Les douze mille Casques bleus de la Minusma et la force française Barkhane (quatre mille hommes) n'ont pas réussi à mettre fin au terrorisme djihadiste dans la région, qui ne cesse d'étendre son spectre, défiant la communauté internationale.

"L'Afrique doit prendre d'abord en charge sa sécurité"

Le président sénégalais, Macky Sall, appelait récemment les pays africains à compter d'abord sur leurs propres moyens, convaincu qu'"Il y aura du soutien, un ou deux pays qui se sacrifieront, comme la France au Mali, assumant seule les dépenses et les pertes en vies humaines, mais cela ne peut pas durer".

Il invitait l'Afrique à prendre en "charge d'abord sa sécurité", en mettant en oeuvre la taxe de 0,2 % sur les importations pour financer l'Union africaine (UA). Ce qui permettra à cette organisation de couvrir " au moins 25 % du coût des opérations de maintien de la paix sur le continent, voir plus", a-t-il affirmé.

Ensuite, il invite chaque pays à consentir un effort national d'équipement de ses forces de défense et de sécurité. Pour autant, la question/réponse militaire ne doit point occulter l'impératif de développement.

Le président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, plaide pour des approches globales et intégrées, actions coercitives et programmes de développement.

Florence Parly et le continuum sécurité et développement économique

Pour la ministre des Armées, Florence Parly, le G5 Sahel n'est pas uniquement une initiative dans le domaine de la coopération militaire. "c'est aussi une initiative pour le développement économique", voyant un "continuum" entre sécurité et développement économique gagner une paix durable.

Au Mali, par exemple, elle pense que la la réponse ne doit pas être que militaire, elle doit s'accompagner d'une augmentation de la présence de l'Etat malien et d'une aide au développement de la communauté internationale.

A Niamey, au Niger, où elle a été en juillet 2017, au-delà du terrorisme, Florence Parly a évoqué des questions de crime organisé, de passeurs et du trafic, pour lutter contre la migration irrégulière, la protection des frontières du Niger, surtout des investisseurs nécessaires pour un développement économique permettant aux jeunes de rester dans leurs pays.

L'autre pari de la France, selon Florence Parly, c'est d'accompagner la nouvelle force conjointe du G5 Sahel, afin que ces pays prennent en charge, à terme, leur propre sécurité. Mais, elle rappelle que "la France sera présente aussi longtemps que nécessaire", mais "sa présence n'est pas éternelle", précise-t-elle.

Le chaos dans lequel se trouve la région du Sahel, ne réussissant pas à neutraliser les groupes terroristes, suscite des interrogations. Certains spécialistes évoquent même l'idée "d'appétits inavouables", dans un contexte géostratégique de premier plan.

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