17 Janvier 2018

Centrafrique: Viols d'enfants en Centrafrique - La justice française prononce un non-lieu

Elle estime que les éléments dont elle dispose ne permettent pas d'établir la culpabilité des soldats incriminés de la force Sangaris.

La justice française a rendu son verdict dans l'affaire de viols sur mineurs en République centrafricaine impliquant des soldats de la force française Sangaris accusés d'abus sexuels sur des enfants lors d'une mission de maintien de la paix.

La justice qui estime n'avoir pas pu établir la culpabilité des militaires incriminés, arrête toutes poursuites contre ces derniers conformément aux réquisitions du parquet. Estimant que les incohérences matérielles et la variation des témoignages ne permettaient pas d'établir des faits avérés à l'encontre des soldats français, le ministère public avait requis un non-lieu en mars 2017.

« Il ne peut être affirmé à l'issue de l'information qu'aucun abus sexuel n'a été commis », avait-il alors affirmé.

L'affaire avait été rendue publique en avril 2015 par le quotidien britannique The Guardian qui affirmait relayer une note confidentielle de l'Organisation des Nations unies (ONU) rédigée sur la base des auditions de jeunes garçons âgés de 9 à 13 ans.

Ces derniers avaient déclaré avoir été sexuellement par une dizaine de soldats français dans le camp des déplacés de l'aéroport de Bangui Mpoko en échange de nourriture entre décembre 2013 et juin 2014. Une fois informé de la situation, le ministère français de la Défense saisira le parquet pour l'ouverture d'une enquête préliminaire.

La justice française affirme avoir auditionné les victimes surplace à Bangui entre 2015 et 2016. Mais, ce feuilleton est loin d'être terminé. Car, la partie civile et des organisations de la société civile entendent faire appel de cette décision.

« Il est vraisemblable que nous allons faire appel pour ne pas donner le sentiment, à celles et ceux qui se sont battus dès le départ, que l'affaire est terminée et que nous renoncerions à identifier les auteurs des infractions et à établir les responsabilités et les culpabilités », a déclaré Emmanuel Daoud, avocat d'Enfance et Partage, une ONG qui lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants.

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