17 Janvier 2018

Burkina Faso: Manifestations publiques - Le gouvernement demande de la retenue

L'hebdomadaire conseil des ministres s'est tenu le mercredi 17 janvier 2018 à Kosyam, sous la direction du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. En plus de l'adoption des décrets et de rapports, le conseil a abordé plusieurs sujets d'intérêt national notamment la crise du système éducatif, les incidents survenus à Boussé et à Koudougou à la suite des manifestations.

La situation qui prévaut dans le secteur de l'éducation ne laisse pas indifférent le gouvernement. La question a été discutée hier au Conseil des ministres tenu à Kosyam, sous la présidence du chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, l'a fait savoir à l'issue de la rencontre. « Le ministre de l'Education a fait le point à travers une communication orale. Les négociations se poursuivent et nous espérons que nous sortirons véritablement de cette crise le plus tôt possible », a-t-il déclaré, avant de préciser qu'une rencontre du comité chargé du dossier était prévue ce jour-même, dans l'après-midi.

Le porte-voix du gouvernement a aussi indiqué que le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation a fait une communication relative aux incidents survenus à Boussé, Manga et Koudougou. « A Boussé, un détachement militaire se rendant à Bané pour assurer une mission de sécurisation du territoire, a été bloqué par des manifestants. Après des négociations infructueuses, il y a eu des tirs de sommation en l'air. Malheureusement une des balles est retombée sur un des jeunes de la localité qui s'est blessé », a regretté le ministre. Il a précisé que l'intéressé a été évacué à l'hôpital de Tingandgo où il a reçu la visite du ministre d'Etat, Simon Compaoré et du chef d'état-major adjoint des armées, le Colonel Naba Théodore Palé, venus constater sa prise en charge.

Le gouvernement déplore, a poursuivi Rémis Fulgance Dandjinou, ce qui est arrivé mais insiste que ces militaires se rendaient à une mission de défense de sécurisation du territoire. « Il demande un minimum de retenue dans les manifestations qui sont en cours car l'on ne peut remettre indéfiniment en cause l'autorité de l'Etat. Ce qui s'est passé à Koudougou est assez grave. Nous devons tous condamner cette situation car on ne peut pas, dans une lutte qui est certainement noble, mettre le drapeau du pays en berne », a-t-il relevé. Outre la situation nationale, d'autres dossiers étaient sur la table du Conseil.

Une loi pour règlementer les projets

Au titre du ministère en charge de la justice, le porte-parole du gouvernement a fait cas de l'adoption du rapport national sur le troisième cycle de l'examen périodique universel. « Ce rapport fait l'état de la situation des droits de l'homme dans notre pays et aussi de la mise en œuvre des recommandations qui avaient été faites et acceptées par le Burkina Faso lors de son dernier passage à cette session en avril 2015. Il y avait 165 recommandations faites à notre pays qui en avait accepté et mis en œuvre 138. Le passage est prévu en mai 2018 », a-t-il détaillé.

Au niveau du ministère de l'Economie, des Finances et du Développement, le Conseil a adopté un décret portant règlementation générale des projets et programmes de développement exécutés au Burkina Faso. De l'avis de M. Dandjinou, des insuffisances dans l'organisation de ces programmes étaient constatées telles que la multiplication des projets et des unités de gestion. « Ainsi en 2017, l'on a enregistré 127 projets et programmes de développement. Il y avait aussi une absence de cohérence entre ces projets et programmes et la mise en œuvre du budget-programme auquel le pays s'est engagé », a-t-il ajouté.

Au regard de cette situation, le gouvernement a adopté, a-t-il poursuivi, ce nouveau décret qui prend en compte un certain nombre d'améliorations au titre desquelles, il y a la limitation du nombre de catégories à deux. « La catégorie 1 regroupe l'ensemble des projets et programmes directement gérés par l'Etat et la catégorie 2 qui concerne ceux exécutés par les ONG, les partenaires techniques et financiers et les entreprises privées dans le cadre du Partenariat public-privé (PPP) », a précisé le ministre. Il a en outre évoqué l'adoption du rapport statistique national qui fait le point des actions entreprises en 2016 et présente le programme statistique de 2018.

A l'écouter, la mise en place du fonds de développement statistique, la tenue régulière des sessions du Conseil national de la statistique, l'intensification et la diversification des productions statistiques constituent les grandes actions en 2016. Pour l'année en cours, le 5e recensement général de la population et de l'habitat, le 2e recensement général de l'agriculture et l'enquête nationale sur le cheptel sont les grands axes programmés.

Burkina Faso

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