Congo-Kinshasa: UE - Des nouvelles mesures contre Kinshasa!

Photo: Pixabay
Drapeau de l'Union Européenne

A l'aube de la marche du dimanche 21 décembre 2018, hier, le Parlement Européen a pris une toute nouvelle résolution contre le pouvoir de Kinshasa. Ladite résolution est adressée, précisément, au Président Joseph Kabila, au Premier Ministre Bruno Tshibala et aux deux chambres du Parlement. Libération des prisonniers d'opinion. Retour en toute sécurité et sans conditions des opposants en exil. Ouverture d'une enquête sur la répression de la manifestation du 31 décembre.

Ouverture d'une enquête par la CPI et l'ONU sur les allégations de la FIDH à propos des crimes contre l'humanité au Kasaï dont se seraient rendues coupable les forces de sécurité. L'approfondissement des sanctions ciblées, si jamais aucun progrès significatif n'est accompli dans la recherche d'une solution pacifique à la crise, contre les autorités congolaises qui entravent le processus électoral et qui violent les droits humains. La subordination du financement de l'UE au processus électoral à la publication d'un budget réaliste par la CENI. Voilà, en quelques phrases, les grandes lignes de cette nouvelle bombe larguée sur Kinshasa par Bruxelles.

Après les sanctions ciblées et maintenues malgré les recommandations de la RDC au sommet UE-UA, l'organisation régionale du vieux continent reste sur une lancée cavalière à l'endroit des autorités congolaises. Plus d'un fait, plus d'un rapport, justifieraient cette posture, selon des analystes politiques et autres observateurs.

La crise perdure en RDC

Si le temps a la réponse à tout, comme le dit un adage bien connu, en République Démocratique du Congo la donne est tout autre. Oui. De 2016 à ce jour, près de deux ans et une nouvelle année en cours d'expédition peuvent être constatés. Pourtant, la crise politico-électorale née fin 2016 avec le report des élections alors que le Président Kabila arrivait au terme de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, perdure. L'Accord de la Saint Sylvestre, une année après sa signature, donc le 31 décembre 2016, n'aura fourni qu'une mince avancée sinon le statu quo. Car, en effet, ledit 31 décembre, c'est des heurts, comme le 19 décembre 2016 qui ont été enregistrés. Et, comme bilan, quelques vies fauchées. Pis encore, des lieux de cultes ont été envahis et profanés par des hommes en armes. D'où, naturellement, un bras de fer Eglise Catholique-Pouvoir a vu le jour avec comme premier pic de tension en 2018 ce dimanche.

Tir de semonce

Intervenant à quelques jours, 3 à 4, la résolution du Parlement Européen sonne comme un tir de semonce contre Kinshasa. Qui, ce dimanche 21 janvier 2018, devra gérer la marche pacifique des chrétiens toujours appelée par le Comité Laïc de Coordination. La dernière tentative du CLC s'était, en effet, soldée par une note peu heureuse. Par ailleurs, l'Application de l'Accord de la Saint Sylvestre, objet central de la manifestation du CLC, est, in globo, ce que recommande l'Union Européenne avec la batterie des demandes qu'elle formule. Surtout quant à la décrispation et la bonne marche du processus électoral. Brandissant carotte et fouet, l'UE promet des sanctions "contre les autorités congolaises qui entravent le processus électoral et qui violent les droits humains".

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