18 Janvier 2018

Congo-Kinshasa: Nestlé SA stoppe ses activités en RDC - Kenya - Le Gouvernement délègue l'Anapi pour s'enquérir des raisons

Afin de s'enquérir des causes réelles de l'annonce soudaine faite par la Société Nestlé SA sur la fermeture de son usine et de ses activités en RD.Congo le 30 janvier prochain, le Gouvernement de la République a voulu, à travers sa structure technique en charge de l'amélioration du climat des affaires et de promotion des investissements qu'est l'ANAPI, obtenir toutes les précisions y relatives pouvant permettre au Gouvernement de mieux accompagner la Société Nestlé S.A actuellement en difficulté, avec l'espoir de la voir revenir sur sa décision.

C'est donc dans ce cadre qu'une délégation de la RD. Congo, conduite par le Directeur Général de l'Agence Nationale pour la Promotion des Investissements, M. Anthony Nkinzo Kamole, a effectué, du 09 au 12 janvier 2018, une mission officielle à Nairobi au Kenya, à la Direction Régionale de l'Afrique Equatoriale de Nestlé, afin de se rendre compte de la décision qui a fait l'objet de diverses interprétations dans l'opinion tant nationale qu'internationale. C'est aussi l'occasion pour présenter à Nestlé les différentes mesures palliatives que la RD. Congo accorde aux différentes entreprises en difficultés, ainsi que la volonté du Gouvernement à accompagner Nestlé dans le redressement de ses activités.

La délégation de la RD. Congo était composée des représentants de la Présidence de la République, du Ministère du Plan et bien entendu, du DG de l'ANAPI, Anthony Nkinzo.

La partie congolaise a été reçue en date du 10 janvier 2018 par M. Cornel KRUMMENACHER, Directeur Général du Bureau Régional de l'Afrique Equatoriale, et M. Kamil MUSTAFA YILMAN, le Directeur Financier.

Parmi les raisons ayant été à la base de cette décision, les responsables de Nestlé au niveau régional ont évoqué : (i) le changement du business model de la multinationale, (ii) le phénomène Lufu, (iii) le faible pouvoir d'achat du congolais moyen, (iv) le coût opérationnel élevé (importation des intrants, sel, etc... ), (v) la fiscalité et la parafiscalité complexes.

C'est après plus de deux heures d'échanges au cours desquelles le DG de l'ANAPI, appuyé par les Délégués de la Présidence et du Plan, a présenté à la Société Nestlé les différentes incitations légales prévues par la RDC en faveur des entreprises en difficultés notamment, le sauvetage des entreprises en difficultés, le partenariat stratégique, le Code des Investissements, les conventions de collaboration et les projets de coopération, la Loi de Finances, etc.

Les garanties ci-après ont été obtenues de Nestlé : (i) La Société Nestlé n'a pas quitté la RDC où elle continue à avoir un réseau important des distributeurs, (ii) l'acquisition de l'usine Nestlé par un partenaire local qui coproduira avec elle (Nestlé) le lait Nutripak et Nido en conformité des règles Nestlé sous un contrôle qualité rigoureux d'un consultant strictement à charge de Nestlé, (iii) le transfert de quelques employés vers ces fournisseurs pour garantir l'emploi aux nationaux, (iv) l'observation par la société de l'évolution de la situation économique du pays ( indicateurs macroéconomiques, etc.) qui pourront permettre à la société d'évaluer leur décision de retour au pays. Nestlé a rassuré la partie congolaise de son intérêt pour la RDC.

Dans la même optique, le Gouvernement a levé l'option de se rapprocher de toutes les entreprises en difficultés en vue d'un accompagnement gouvernemental solide pour leur permettre, entre autres, de bénéficier de nombreux avantages offerts par la République Démocratique du Congo, suivant les lois et règlements.

Dans un autre registre, le Directeur Général de l'ANAPI, M. Anthony Nkinzo Kamole, a profité de son passage à Nairobi pour effectuer une visite de courtoisie à l'Autorité des Investissements du Kenya : « Kenya Investment Authority », où il a été reçu par son homologue Kenyan, le Docteur Moses M. IKIARA.

Les deux gestionnaires des agences de Promotion des investissements ont longuement échangé sur divers sujets notamment, les stratégies à mettre en place pour attirer les investissements en Afrique, le changement du model business de la plupart des multinationales, la coopération mutuelle entre les agences de promotion des deux pays et la nécessité du partage d'expériences.

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