Egypte: Un rival de Sissi risque d'être écarté de la présidentielle

Photo: Facebook
Le président Abdel Fatah al-Sissi

Dans près de 2 mois, les Egyptiens se rendront aux urnes pour une élection présidentielle. L'actuel chef de l'Etat Abdel Fattah al Sissi est candidat à sa propre succession, il l'a annoncé samedi dernier.

Difficile à ce stade de voir émerger un ou plusieurs candidats rivaux, car ces dernières semaines diverses personnalités ont renoncé ou ont été écartées de la course présidentielle.

Mardi, l'ancien chef d'état-major de l'armée égyptienne Sam Anan s'est heurté à son tour à des obstacles, accusé par l'armée d'avoir falsifié des documents. L'entourage de Sami Anan affirme même qu'il a été arrêté ce mardi.

Le général Sami Anan a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle samedi, le même jour que le président sortant Abdel Fattah al Sissi. Ce mardi, l'armée égyptienne a publié une vidéo accusant Sami Anan de s'être lancé dans la course « sans autorisation », « sans avoir suivi la procédure » et en ayant « falsifié des documents ».

L'entourage du candidat affirme en outre qu'il a été arrêté. Mahmoud Refaat est le porte-parole à l'étranger de Sami Anan. Il en appelle aux pays européens qui soutiennent l'actuel président Sissi.

« J'invite la communauté internationale à prendre ses responsabilités à l'égard de M. Anan notamment. La France, M. Macron, président, a reçu le dictateur égyptien, l'Allemagne reçoit le dictateur égyptien. Quelle attitude, quel comportement ! On finance, ici, en Europe le terrorisme représenté en Egypte par el-Sissi », dit-il.

Ces dernières semaines plusieurs personnalités égyptiennes ont renoncé à la candidature. L'ex-Premier ministre Ahmed Chafik a brusquement changé d'avis.

Le neveu de l'ancien président Sadate a jeté l'éponge en parlant d'un climat « peu propice à un scrutin libre ». Et un ex-militaire a été arrêté, condamné et emprisonné juste après avoir annoncé son intention de se présenter.

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Plus de: RFI

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