M. Guterres exhorte la communauté internationale à aider l'Afrique à combattre le terrorisme

António Guterres ‏L'ONU et l'Union africaine travaillent à travers le continent dans un partenariat solide.
27 Janvier 2018

Addis-Abeba — Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, déclare que la communauté internationale devrait mobiliser des ressources pour soutenir les pays africains dans leurs efforts pour équilibrer la sécurité et le développement.

S'adressant au Conseil de sécurité et de paix de l'Union africaine qui s'est tenu samedi soir sous le thème; « Vers une approche globale pour combattre la menace transnationale du terrorisme en Afrique », le chef de l'ONU déclare qu'aucune nation, institution ou organisation ne peut vaincre le terrorisme en Afrique ou ailleurs par lui-même.

« Nous avons besoin d'une approche soutenue, coopérative et coordonnée pour faire face à cette menace », dit t-il, tout en soulignant les efforts combinés de l'ONU et de l'UA pour combattre le terrorisme.

M. Guterres précise qu'une approche globale de la lutte contre la menace transnationale du terrorisme en Afrique peut être développée autour de quatre priorités clés.

Premièrement, en s'attaquant au déficit de la coopération antiterroriste internationale aux niveaux mondial, régional et national.

Il déclare aux dirigeants africains présents qu'en juin, il convoquerait le tout premier sommet de l'ONU des chefs des organismes antiterroristes pour tirer parti des priorités des États membres et de leur discussion lors de la réunion.

« Notre objectif est de renforcer la coopération et l'échange d'informations, et de développer de nouvelles démarches novatrices pour lutter contre le terrorisme », déclare M. Guterres.

Le deuxième succès de la lutte contre le terrorisme sera favorisé par la ratification des instruments juridiques, conventions et protocoles antiterroristes existants, dit t-il, ajoutant que l'ONU était prête à fournir l'appui nécessaire à l'Union africaine et aux États membres pour mettre en œuvre ces instruments.

Le chef de l'ONU déclare que la menace représenté par le terrorisme exige de répondre aux causes profondes et les conditions sous-jacentes comme troisième approche.

« Je salue l'importance croissante accordée par l'Union africaine et les États membres africains à la lutte contre les moteurs de l'extrémisme violent », dit t-il .

« Il est crucial que nos efforts incluent la lutte contre le manque d'opportunités économiques, y compris l'extrême pauvreté, la marginalisation, l'exclusion et la discrimination, tout en assurant le respect du droit international humanitaire et des droits de l'homme ».

Finalement et comme quatrième priorité, M. Guterres dit que; « Nous devons mettre un accent particulier sur l'élargissement des opportunités pour les jeunes, d'autant plus que les jeunes de moins de 25 ans forment le plus grand groupe démographique de la plupart des pays en développement et sont souvent les plus menacés d'être recrutés et radicalisés par les terroristes ».

Il poursuit en disant que les investissements stratégiques dans l'éducation et l'emploi pour les jeunes hommes et femmes étaient essentiels.

« La mobilisation des ressources pour les efforts de lutte contre le terrorisme est également cruciale. Après tout, le terrorisme n'est pas seulement une menace pour la paix et la sécurité mais aussi pour le développement durable. Je fais appel à la communauté internationale à mobiliser des ressources pour soutenir les pays africains dans leurs efforts pour équilibrer la sécurité et le développement ».

« Nous sommes confrontés à un défi de taille, mais je crois qu'il s'agit d'un défi que nous pouvons relever avec solidarité, une action commune et détermination partagée », souligne M. Guterres.

Il déclare que l'Union africaine est un partenaire essentiel pour faire face au défi mondial posé par les groupes terroristes.

« Le monde ne doit jamais oublier que la grande majorité des attaques terroristes ont lieu dans les pays en développement. Les communautés, les victimes et les survivants du terrorisme sont très présents dans nos cœurs », dit le chef de l'ONU, ajoutant que les conséquences dévastatrices de la menace posée par le terrorisme sur le continent exige une action collective et globale.

« Comme je l'ai dit dès le premier jour en tant que Secrétaire général, nous avions besoin d'une plateforme de coopération plus élevée avec l'Union africaine. Et je suis fier que nous construisions effectivement cette plate-forme à travers la diversité de défis et d'opportunités auxquels ce grand continent est confronté ».

Des dirigeants d'Afrique du Sud, du Togo, du Niger, du Nigéria et de l'Egypte étaient parmi les participants ainsi que Moussa Faki Mahamat, Président de l'Union Africaine, qui salue le partenariat entre l'ONU et l'UA dans leurs efforts pour combattre le terrorisme sur le continent.

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Addis Abeba, Ethiopie, 27 janvier 2018 (CEA) - Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, déclare que la communauté internationale devrait mobiliser des ressources pour soutenir les pays africains dans leurs efforts pour équilibrer la sécurité et le développement.

S'adressant au Conseil de sécurité et de paix de l'Union africaine qui s'est tenu samedi soir sous le thème; « Vers une approche globale pour combattre la menace transnationale du terrorisme en Afrique », le chef de l'ONU déclare qu'aucune nation, institution ou organisation ne peut vaincre le terrorisme en Afrique ou ailleurs par lui-même.

« Nous avons besoin d'une approche soutenue, coopérative et coordonnée pour faire face à cette menace », dit t-il, tout en soulignant les efforts combinés de l'ONU et de l'UA pour combattre le terrorisme.

M. Guterres précise qu'une approche globale de la lutte contre la menace transnationale du terrorisme en Afrique peut être développée autour de quatre priorités clés.

Premièrement, en s'attaquant au déficit de la coopération antiterroriste internationale aux niveaux mondial, régional et national.

Il déclare aux dirigeants africains présents qu'en juin, il convoquerait le tout premier sommet de l'ONU des chefs des organismes antiterroristes pour tirer parti des priorités des États membres et de leur discussion lors de la réunion.

« Notre objectif est de renforcer la coopération et l'échange d'informations, et de développer de nouvelles démarches novatrices pour lutter contre le terrorisme », déclare M. Guterres.

Le deuxième succès de la lutte contre le terrorisme sera favorisé par la ratification des instruments juridiques, conventions et protocoles antiterroristes existants, dit t-il, ajoutant que l'ONU était prête à fournir l'appui nécessaire à l'Union africaine et aux États membres pour mettre en œuvre ces instruments.

Le chef de l'ONU déclare que la menace représenté par le terrorisme exige de répondre aux causes profondes et les conditions sous-jacentes comme troisième approche.

« Je salue l'importance croissante accordée par l'Union africaine et les États membres africains à la lutte contre les moteurs de l'extrémisme violent », dit t-il .

« Il est crucial que nos efforts incluent la lutte contre le manque d'opportunités économiques, y compris l'extrême pauvreté, la marginalisation, l'exclusion et la discrimination, tout en assurant le respect du droit international humanitaire et des droits de l'homme ».

Finalement et comme quatrième priorité, M. Guterres dit que; « Nous devons mettre un accent particulier sur l'élargissement des opportunités pour les jeunes, d'autant plus que les jeunes de moins de 25 ans forment le plus grand groupe démographique de la plupart des pays en développement et sont souvent les plus menacés d'être recrutés et radicalisés par les terroristes ».

Il poursuit en disant que les investissements stratégiques dans l'éducation et l'emploi pour les jeunes hommes et femmes étaient essentiels.

« La mobilisation des ressources pour les efforts de lutte contre le terrorisme est également cruciale. Après tout, le terrorisme n'est pas seulement une menace pour la paix et la sécurité mais aussi pour le développement durable. Je fais appel à la communauté internationale à mobiliser des ressources pour soutenir les pays africains dans leurs efforts pour équilibrer la sécurité et le développement ».

« Nous sommes confrontés à un défi de taille, mais je crois qu'il s'agit d'un défi que nous pouvons relever avec solidarité, une action commune et détermination partagée », souligne M. Guterres.

Il déclare que l'Union africaine est un partenaire essentiel pour faire face au défi mondial posé par les groupes terroristes.

« Le monde ne doit jamais oublier que la grande majorité des attaques terroristes ont lieu dans les pays en développement. Les communautés, les victimes et les survivants du terrorisme sont très présents dans nos cœurs », dit le chef de l'ONU, ajoutant que les conséquences dévastatrices de la menace posée par le terrorisme sur le continent exige une action collective et globale.

« Comme je l'ai dit dès le premier jour en tant que Secrétaire général, nous avions besoin d'une plateforme de coopération plus élevée avec l'Union africaine. Et je suis fier que nous construisions effectivement cette plate-forme à travers la diversité de défis et d'opportunités auxquels ce grand continent est confronté ».

Des dirigeants d'Afrique du Sud, du Togo, du Niger, du Nigéria et de l'Egypte étaient parmi les participants ainsi que Moussa Faki Mahamat, Président de l'Union Africaine, qui salue le partenariat entre l'ONU et l'UA dans leurs efforts pour combattre le terrorisme sur le continent.

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