1 Février 2018

Afrique: Cop2 de Bamako sur l'élimination des déchets dangereux - Les parties prenantes réaffirment leur engagement

Photo: Le Patriote
COP 2 à Abidjan

Un autre mal qui frappe de plein fouet le continent africain. au cours de ce siècle, l'afrique a été la destination finale de déchets dangereux produits par plusieurs entreprises occidentales. Le continent est devenu ainsi « la poubelle du monde occidental ». La situation a interpellé et même révolté les leaders africains.

Qui, conformément à la convention de Bâle sur les mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination, ont adopté la convention de Bamako visant à protéger la santé des populations et l'environnement des pays africains en interdisant l'importation de tous les produits dangereux et déchets radioactifs.

La première conférence des parties (cop1) à la convention de Bamako s'est déroulée au mali du 24 au 26 juin 2013. et l'un des résultats de cette conférence a été une déclaration dans laquelle les ministres africains de l'environnement affirment leur détermination « à empêcher que l'afrique ne deviennent un dépotoir des déchets toxiques par une mise en œuvre efficace de la convention ». cinq ans après, y sont-ils parvenus ? ou, que faut-il pour parvenir à une mise en œuvre complète de la convention de Bamako ?

Ce sont ces questions qui feront l'objet d'analyse au cours de la cop2 de Bamako ouvert hier à abidjan, à l'ivoire Golf club.

Le segment ministériel a été marqué par les diffé- rentes allocutions et surtout par la passation de charges entre la présidente sortante de la convention, la ministre malienne de l'environnement, mme Kéita aïda mbo et la nouvelle présidente, l'ivoirienne anne désirée ouloto, ministre de la salubrité, de l'environnement et du développement durable. après avoir fait un bilan mitigé de la convention de Bamako, mme Kéita aïda mbo a dénoncé la faible adhésion des etats africains. sur près d'une cinquante de pays, seulement 25 a-t-elle indiqué, l'ont ratifié. pourtant, le phénomène étant transfrontalier, il faut une synergie d'action et une solidarité entre les etats africains, a-t-elle recommandé.

c'est en cela que selon m. ibrahim thiaw, directeur exécutif adjoint d'onu environnement, le défi qui se pose aux pays africains est la mise en place d'un cadre législatif. « pour gagner ce combat, il est nécessaire de créer un programme de lutte.

Le chemin est long mais les pays africains doivent s'investir. L'afrique est certes soutenue mais il faut qu'elle soit aux commandes », a-t-il déclaré. aucun pays, a ajouté la ministre anne ouloto, n'échappe à ce problème.

« c'est un problème universel. nous devons redoubler d'effort, poursuivre et multiplier nos initiatives», a recommandé la nouvelle présidente de la convention de Bamako. Les travaux de cette conférence prennent fin le 1er février.

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