1 Février 2018

Afrique: Nouveau record de la production céréalière mondiale, selon la FAO

Les prix des produits alimentaires sont restés globalement stables en janvier alors qu'un nouveau record de production céréalière mondiale a été enregistrée, a indiqué jeudi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

En effet, selon les dernières prévisions de la FAO, la saison commerciale en cours (2017/18) devrait s'achever avec un niveau record de ses stocks de blé et de maïs, suite à des récoltes plus abondantes que prévues.

Selon le rapport sur les prix des produits alimentaires, également publié ce jeudi, en janvier, l'Indice FAO des prix des produits alimentaires est quasiment resté inchangé par rapport au mois précédent et est en baisse de 3% par rapport à son niveau de l'année précédente.

Et d'après le bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de céréales, les marchés mondiaux des principales céréales demeurent bien équilibrés grâce à des stocks record. Le ratio stock-utilisation devrait augmenter pour atteindre son plus haut niveau en 16 ans.

A cet égard, la FAO note dans ses dernières prévisions que la production céréalière mondiale 2017 a tourné autour des 2.640 millions de tonnes, atteignant ainsi un niveau sans précédent avec une hausse d'1,3% par rapport à l'année 2016. Les prévisions tablent à présent sur une hausse de 13,5 millions de tonnes par rapport à décembre, et ce, en grande partie grâce aux céréales secondaires et à une production de maïs plus importante que prévue en Chine, au Mexique et dans l'Union européenne.

Hausse de la production de blé, du riz et des stocks

En outre, l'Agence onusienne a revu à la hausse ses projections pour la production de blé en 2017, en raison de prévisions faisant état de récoltes plus importantes au Canada et en Russie. Il en est de même pour la production de riz après une révision à la hausse des récoltes en Chine.

De façon générale, les prévisions pour l'utilisation de céréales pour la saison 2017/18 ont également été revues à la hausse, avec une augmentation de 1,4% par rapport à la saison 2016/17. Cette révision à la hausse s'explique par un bond important des céréales secondaires, dont l'utilisation pour nourrir le bétail devrait atteindre un niveau sans précédent, sans oublier des prévisions annonçant des hausses considérables au Brésil, en Chine, au Mexique et dans l'Union européenne.

L'indice FAO des prix des céréales a augmenté de presque 2,5% cent en décembre, conséquence de stocks abondants, et ce, malgré de vives inquiétudes liées au climat et à la faiblesse du dollar. L'indice qui concerne le blé, le riz et les céréales secondaires, dont le maïs, est en hausse de 6,3% par rapport à janvier 2017.

Le prix des huiles végétales est resté pratiquement identique en janvier, tandis que la valeur de l'huile de palme a légèrement augmenté et que celle des huiles de tournesol et de colza a diminué. Idem pour le prix de la viande qui est resté quasiment inchangé depuis le mois dernier, alors que la faiblesse de la demande d'importation en volailles et en viande porcine a pu compenser une demande plus forte en viande ovine et la baisse des quantités de viande bovine offertes à la vente en Océanie.

Toutefois, les prix des produits laitiers ont baissé de 2,4% depuis décembre 2017. La baisse des cotations pour le beurre et le fromage - favorisée par des stocks abondants dans l'hémisphère Nord et en Australie - a compensé la hausse du prix des poudres de lait. Enfin, le prix du sucre a chuté de 1,6%, soit une baisse de 30% par rapport à son niveau de l'année dernière, stimulé par des prévisions prometteuses en matière de production et des disponibilités à l'exportation relativement bonnes.

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