1 Février 2018

Sénégal: Journée d'échanges et de réflexions du Collectif Lamine Diack - Pr Oumar Dioume, chercheur - « Il faut un minimum de rigueur et d'organisation pour gagner une coupe du monde »

L'équipe nationale du Sénégal de football va participer, dans quelques mois, aux phases finales de la coupe du monde Russie 2018. Le Professeur Oumar Dioume, chercheur ingénieur-mathématicien, conseille à persévérer dans le « travail, la discipline et la solidarité » pour faire un bon parcours dans cette compétition mondiale.

«L'Afrique en Coupe du monde : Bilan et perspectives». Le thème a été introduit, samedi, par le Professeur Oumar Dioume lors de la matinée d'échanges organisée par le Collectif Lamine Diack à l'Inseps. Le Sénégal participe cette année, pour la deuxième fois de son histoire, aux phases finales de la coupe du monde en Russie.

Une compétition qui ne sourit pas trop aux équipes africaines car aucune d'elles n'est parvenue à se hisser au dernier carré depuis la création de cette compétition. Seuls le Sénégal et le Cameroun ont réussi le meilleur parcours avec, à l'actif, un quart de finale chacun.

Pour cette année, les représentants du continent (Sénégal, Nigeria, Egypte Tunisie, Maroc) veulent vaincre le signe indien pour réaliser un bon parcours en Russie dans quelques mois. Pour ce faire, les équipes africaines doivent faire une bonne préparation pour être prêtes avant juin 2018.

Car d'après le Pr Dioume, les équipes et les pays les mieux préparés gagnent toujours la coupe du monde. La preuve, depuis le début de cette compétition, explique l'ingénieur-mathématicien, « un nombre restreint de pays l'a gagné ».

« Il y a un minimum de rigueur et d'organisation qu'il faut avoir avant de gagner une coupe du monde. Il y a des préalables à remplir », explique-t-il. Parmi ces préalables, le Pr Dioume informe qu'il y a « le travail, la discipline et la solidarité». Ces trois mots sont, pour lui, les piliers de la réussite en coupe du monde.

ASMARA 1968 : JOE DIOP NOSTALGIQUE

L'un des techniciens qui avaient amené l'équipe nationale du Sénégal à la Can 1968 à Asmara a animé, samedi, à l'Inseps, le débat organisé par le collectif Lamine Diack sur : «Asmara 1968, il y a 50 ans. La Can de l'équipe de Lamine Diack, Mawade Wade et Joe Diop».

Le deuxième thème a été introduit par Joe Diop, un des techniciens sénégalais qui avait amené cette « vaillante » équipe sénégalaise à Asmara (Ethiopie). Joe Diop explique le parcours du Sénégal avec passion et enthousiasme. Sur la route d'Asmara, se rappelle-t-il, le Sénégal avait un groupe compétitif mené par Demba Thioye, Amady Thiam, Issa Mbaye, Louis Camara, Yatma Diop, Yatma Diouck...

« Il y a une complicité et un engament dans cette équipe », se remémore Joe Diop, nostalgique. M. Diop compare le jeu qui était développé par l'équipe du Sénégal à la Can 1968 à celui du Fc Barcelone sous l'ère Pep Guardiola. Un jeu fait de passes courtes, « un jeu offensif, une mentalité collective, une possession du ballon, une récupération, une diversification du jeu ».

Le public d'Asmara était même acquis à la cause de l'équipe nationale grâce au beau jeu produit par les protégés de Lamine Diack, rappelle le conférencier.

Dans cette compétition, le Sénégal a d'abord partagé les points avec le Ghana (2-2) puis a battu le Congo-Brazzaville (2-1) et a perdu contre le Zaïre sur un but intervenu dans les dernières minutes du jeu qui le privait d'un second tour.

Si le Sénégal a pu réaliser cette « performance », souligne Joe Diop, c'est parce qu'il y avait une « complicité idéologique » entre les joueurs et le staff technique.

De retour d'Asmara, le président Léopold Sédar Senghor a nommé Lamine Diack comme ministre des Sports. L'ancien président de l'Iaaf, révèle M. Diop, a apporté des réformes dans les politiques sportives.

Malheureusement, constate-t-il pour le dénoncer, les réformes Lamine Diack n'ont pas été suivies à la lettre. Pour redorer le blason du sport sénégalais, il est important selon le conférencier du jour de « construire et de développer le sport dans sa diversité afin de lui restituer sa popularité». «Il faut une politique sportive étatique ensuite fédérale », préconise-t-il.

MAGIB SÈNE TOUJOURS OPTIMISTE POUR LA LIBÉRATION DE LAMINE DIACK

La rencontre d'échanges organisée par le Collectif Lamine Diack, samedi à l'Inseps, a été une occasion pour ledit collectif de parler de l'ancien président de l'Iaaf qui était parmi les 3 entraîneurs sénégalais qui avaient menés le Sénégal à la Can 1968 à Asmara (Ethiopie).

Mais depuis plus de deux ans, Lamine Diack est mis en examen en France pour des faits de corruption. C'est dans le cadre du combat pour sa libération que le Collectif Lamine Diack a été mis en place.

L'ancien journaliste à la Rts, Magib Sène, membre de ce collectif, salue les « démarches souterraines » menées par les autorités sénégalaises pour permettre à Lamine Diack de recouvrer la liberté.

D'après M. Sène, depuis son inculpation, les autorités sénégalaises ne sont pas restées les bras croisés. Ainsi, les démarches et les accords judiciaires entre la France et le Sénégal devraient aboutir, à son avis, à la libération de Lamine Diack.

Sénégal

Affaires Khalifa Sall, Karim Wade et Imam Ndao - La «diatribe» d'Amnesty International

«Le Sénégal doit faire de la garantie d'un procès équitable une priorité et… Plus »

Copyright © 2018 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.