6 Février 2018

Gambie: Les Mutilations génitales féminines sont "inacceptables" au 21ème siècle, selon l'Envoyée de l'ONU pour la jeunesse

A l'occasion de la célébration de la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des Mutilations génitales féminines (GMF), ce mardi, l'Envoyée du Secrétaire général de l'ONU pour la jeunesse a souligné que cette pratique nuisible privait les femmes de leurs droits humains et empêchait des millions de filles de réaliser leur plein potentiel.

"C'est inacceptable et c'est fait au nom de la tradition, de la culture, de la religion ou pour s'assurer que les femmes sont confinées à des rôles d'asservissement par rapport aux hommes qu'elles épouseront", a dénoncé lundi Mme Jayathma Wickramanayake, lors du Forum international sur les Mutilations génitales féminines (MGF), organisé en Gambie, en vue de mettre en place des stratégies destinées à combattre cette pratique.

"C'est inacceptable en ce 21ème siècle", a-t-elle déclaré, selon un communiqué de l'ONU.

Dans le monde, 200 millions de femmes et de filles ont subi l'une ou l'autre forme de Mutilation génitale féminine, et 44 millions de jeunes filles âgées de moins de 14 ans ont subi des Mutilations génitales féminines.

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), bien que cette pratique soit en baisse dans beaucoup de pays où elle est prévalente, bon nombre d'entre eux sont confrontés à une croissance démographique forte - ce qui signifie que le nombre de filles qui subit les Mutilations génitales continuera d'augmenter si les efforts ne sont pas transposés à une plus grande échelle.

L'un des Objectifs de développement durable (ODD) inscrits dans l'Agenda 2030 pour le Développement durable - accepté par tous les Etats membres de l'ONU - plaide en faveur de l'élimination des Mutilations génitales féminines, mais aussi de toute autre pratique nocive, telles que le mariage forcé et le mariage précoce (Objectif 5.3).

Toutefois, des pays ont également renforcé leurs efforts, estime le communiqué.

A titre d'exemple, en novembre 2015, la Gambie a interdit et criminalisé par la suite les Mutilations génitales féminines. Beaucoup d'autres pays africains disposent maintenant d'une législation qui interdit cette pratique.

En outre, pour appliquer la loi, l'Envoyée pour la Jeunesse demande à tous les pays et parties prenantes de combler les gaps existants dans leurs cadres juridiques avant de réaffirmer le soutien de l'ONU pour éradiquer cette pratique.

"L'histoire nous a appris que les sociétés humaines peuvent développer des pratiques sociales répréhensibles - qui sont justifiées par de faux prétextes - pour renforcer les structures de pouvoir ou maintenir le statu-quo pour certains groupes dans la société", a-t-elle noté.

"Heureusement, nous savons aussi qu'une pratique sociale n'est pas immuable et qu'elle peut changer au fur et à mesure de notre évolution", a-t-elle ajouté.

Célébrée le 6 février, la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des utilations génitales féminines (MGF) vise à renforcer la dynamique vers l'éradication de cette pratique qui est internationalement reconnue comme étant une violation des droits des filles et des femmes, mais aussi perpétue une inégalité profondément ancrée entre les sexes.

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