7 Février 2018

Afrique de l'Ouest: En pleine amplification des défis, le Nigérien Issoufou prend les commandes du G5 Sahel

Les chefs d'Etat du G5 Sahel se sont réunis ce mardi 6 février à Niamey pour un sommet à l'issue duquel le chef de l'Etat nigérien succédera au Malien IBK à la tête de l'organisation sahélienne. Alors que les défis socioéconomiques et sécuritaires ne cessent de s'amplifier, le G5 Sahel veut allier réponse militaire et stratégie de développement pour contenir les crises. Sauf que le financement ne suit pas encore et c'est le grand défi pour le nouveau président en exercice.

Ils ont tous répondu présents à Niamey. Ce mardi, la capitale nigérienne a accueilli la 4e Conférence des chefs d'Etat du G5 Sahel avec la participation des présidents des 5 pays membres de cette organisation sahélienne créée en 2014 pour prendre en charge les défis socioéconomiques et sécuritaires de la sous-régionale. L'un des faits marquants du sommet, c'est le passage du témoin à la tête de l'organisation entre le président en exercice, le Malien IBK, et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, en présence des présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, tchadien Idriss Deby Itno et burkinabé Roch Marc Christian Kaboré.

Devant ses pairs de la sous-région et de nombreux invités et experts, le nouveau président en exercice du G5 Sahel a présenté les enjeux actuels de l'organisation en rappelant la nécessité de lui impulser une nouvelle dynamique. «Nous sommes sur la bonne voie, celle du développement économique et social de nos pays, celle tout aussi importante de la protection de nos populations contre les attaques des organisations terroristes et criminelles», a déclaré Issoufou Mahamadou pour qui le sommet de Niamey permettra de marquer davantage l'élan et la détermination dans la construction du G5 Sahel et la réalisation des différents projets dont il est porteur.

Sécurité et développement

On l'aura un peu oublié ces derniers temps, tant l'aspect militaire a pris le dessus avec la création de la force mixte du G5 Sahel, l'organisation sahélienne vise au-delà des crises conjoncturelles à créer les conditions propices pour un développement intégré, seule alternative à moyen et à long terme pour assurer la prospérité de la sous-région. En amont de la conférence des chefs d'Etat, des experts puis les ministres des pays membres se sont penchés sur les nouvelles priorités de l'année, lesquelles devront convaincre les partenaires financiers de mettre la main à la poche et par la suite garantir la réussite de l'initiative à laquelle les chefs d'Etat de l'espace sahélien ne cessent de plaider la cause.

Le président Issoufou prend les commandes du G5 Sahel en pleine amplification des défis, notamment sécuritaires, alors que l'opérationnalisation de la force conjointe (FC G5 Sahel) peine toujours à se matérialiser faute de financements. Si des progrès ont été enregistrés dernièrement avec les premières opérations conjointes déployées au Mali, épicentre des tensions sécuritaires, les récentes attaques et la difficulté de boucler le budget de la force montrent que le G5 Sahel a encore beaucoup à faire pour prouver sa pertinence et partant, son efficacité. Un fait que le président Issoufou reconnaît sans ambages :

« A court terme, le défi sécuritaire est le défi majeur pour le Sahel qui doit faire face à trois foyers de menaces à l'intérieur ou à la limite de ses frontières : le bassin du lac Tchad, le foyer libyen et le nord du Mali».

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