11 Février 2018

Congo-Kinshasa: Bois rouge exploité, minerais bruts exportés dans l'ex-Katanga

Les mauvaises pratiques ont la peau dure. Surtout en RDC où les lois sont foulées allégrement aux pieds. Par ceux-là même qui sont censés les protéger et les faire appliquer. Et pince sans rire, ce sont les mêmes qui embouchent des trompettes pour crier sur tous les toits que le fonds du trésor public sonne creux. Ainsi, le prétexte est tout trouvé pour justifier l'absence de financement des projets de développement.

Quid ? En RDC, il est devenu de coutume de vouloir une chose et son contraire à la fois. Il s'agit du fossé qui sépare ce que disent les lois et les pratiques constatées sur le terrain. Jeune Afrique dans sa dernière livraison s'est fait l'écho des dénonciations faites par la société civile de l'ex-province du Katanga. L'hebdomadaire panafricain révèle que, malgré interdiction officielle datant depuis deux décennies, le bois rouge continue à être exploité par des personnes bien identifiées, lesquelles se permettent jusqu'à sortir du pays ce bois illégalement exploité.

Cette persistance de l'impunité et de l'existence dans ce pays de personnes dites intouchables a conduit à un autre constat : l'exportation des minerais bruts. Un dossier qui avait mis en son temps toutes les institutions d'accord dans la mesure où il s'agissait d'un cas avéré d'évasion des ressources financières dont l'Etat a grandement besoin pour financer ses projets.

Par ailleurs, ce cas ne concerne pas que le bois rouge mais toutes sortes de bois dont l'abattage sauvage aura in finish un impact négatif sur l'environnement de la RDC considérée, à raison, comme un de deux poumons écologiques de la planète avec le Brésil pour son Amazonie. Les pays voisins, selon des sources du secteur, connaissent déjà de sérieux problèmes pour alimenter leur bétail et respecter leurs calendriers agricoles respectifs. Du fait de ces mauvaises pratiques, est-ce que la RDC pourra être épargnée par ce fléau que tous les continents redoutent ?

Comme pour ce qui est du bois rouge, dont le mot de passe à la frontière est « du bois travaillé » les intouchables qui se recrutent désormais à tous les niveaux de la sphère nationale exportent les minerais bruts du fait des mesures d'exemption dont ils bénéficient au niveau de la frontière de Kasumbalesa.

La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir : où est passée la lutte contre la fraude et la corruption ? Et dire qu'à son dernier passage à Kasumbalesa, le directeur de cabinet du chef de l'Etat avait fustigé ces pratiques illégales et promis des poursuites judiciaires à l'endroit de tous ceux qui s'y adonnent, étrangers ou nationaux. Une épée dans l'eau ? Difficile à dire. Toutefois, d'aucuns sont d'avis que la persistance de l'exploitation illégale du bois et autres matières de même que l'exportation frauduleuse des minerais bruts sont des signes de mauvaise gouvernance.

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