12 Février 2018

Congo-Kinshasa: Destruction des médicaments contrefaits dans la capitale

De faux produits ont été saisis par les services compétents de l'Office congolais de contrôle (OCC) à l'aéroport international de Ndjili, en septembre 2017.

Les médicaments constitués des antipaludéens, à savoir Combiart, Coartem et Fansidar, en provenance de la Chine et de l'Inde d'une valeur estimée à environ deux millions de dollars américains ont été détruits, la semaine dernière, sur le site d'enfouissement des déchets à Kinshasa, en présence du ministre de la Santé publique, le Dr Oly Ilunga. Ces médicaments interceptés par l'OCC ont été enfouis dans des ballots de friperies. À en croire le ministre de la Santé publique, leur destruction est un geste très fort pour la santé de la population qui constitue l'une des préoccupations fondamentales du gouvernement. Oly Ilunga a, par ailleurs, fait savoir que les faux médicaments "sont plus qu'un problème de santé publique, c'est criminel". Raison pour laquelle au niveau du gouvernement, a-t-il ajouté, il a été décidé de prôner la tolérance zéro pour les faux médicaments. Cela est possible avec l'aide de l'Inspection générale à la santé (IGS) et de l'OCC, a indiqué le ministre.

Selon les explications du ministre de la Santé publique, c'est l'OCC qui a découvert cinquante-huit colis de plus de 1,7 tonne de faux médicaments enfouis dans des colis de friperie. L'OCC a prévenu l'IGS en collaboration avec l'Interpol et le parquet. Ces médicaments impropres à la consommation ont été ainsi saisis et détruits. Pour le ministre, il s'agit là d'un travail d'équipe qui a commencé en amont avec l'OCC, l'IGS et l'Interpol. Le Parquet général de Kinshasa a constaté l'infraction et ordonné la destruction, sans oublier la régie d'assainissement de Kinshasa qui a permis que ces faux médicaments soient détruits sur ce site en respectant parfaitement les normes environnementales.

Les conséquences des médicaments contrefaits ne sont plus à démontrer sur la santé de la population. C'est pourquoi le Dr Oly Ilunga a appelé la population à faire preuve de prudence et de vigilance. "La population doit prendre l'habitude d'aller dans des pharmacies qui correspondent aux normes", a-t-il conseillé, tout en promettant que d'ici peu, son ministère lancera, avec l'IGS, un label de pharmacies qui correspondent aux normes. Pour sa part, le directeur chargé des opérations et des enquêtes à l'OCC, Henri M'Peti Elikya Motema, a reconnu que c'est grâce à la vigilance des services de l'OCC, au niveau de l'aéroport, qu'ils ont réussi à mettre la main sur ce lot des médicaments destinés à être vendus en RDC.

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