13 Février 2018

Madagascar: Plaies diabétiques - Enfin un pansement efficace

Les lésions au pied, d'origine diabétique, peuvent parfois être très graves et sont à l'origine d'amputations.

C'est une première mondiale : un nouveau pansement actif vient d'être mis au point, permettant de réduire de moitié le temps de cicatrisation.

Le pansement se présente sous la forme d'un feuillet translucide. Il permet de cicatriser plus rapidement les plaies diabétiques, grâce à un agent actif, le nano oligosaccharide Factor (NOSF), permettant de gagner deux mois sur le temps de cicatrisation. Amenant à l'amputation chez nombre de diabétiques dans les pays en développement comme Madagascar, les plaies diabétiques qui amènent à l'amputation, notamment au niveau des orteils, du pied, voire de la jambe, concernent 5 à 10% des diabétiques dans les pays développés.

Démonstration. Développé par le laboratoire Urgo, ce nouveau pansement baptisé UrgoStart R a été comparé à un pansement neutre. Le laboratoire a mené un vaste essai européen, tandis qu'une autre étude a été menée en double aveugle : ni le médecin ni le patient ne savait quel pansement était utilisé. Cette deuxième étude, conduite dans 43 hôpitaux européens sis dans cinq pays, à savoir l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie et le Royaume Uni, a permis de suivre 240 patients présentant des plaies d'origine diabétique au niveau du pied. L'issue est sans appel : le temps de cicatrisation a été réduit de moitié, voire davantage, (180 à 60 jours), pour les patients du groupe du traitement actif. Il s'agit alors de la première démonstration d'efficacité dans le traitement du pied diabétique. Ce type de lésions, on le sait, sont longues à cicatriser. Cette avancée dans le traitement permettra d'améliorer la qualité de vie des patients.

La technique. Cette réussite trouve son origine dans la matrice souple et active du pansement, issue de la technologie dite lipido colloïde (TLC), une innovation exclusive des laboratoires Urgo qui permet un retrait indolore et sans traumatisme, sans arracher les parties en cours de cicatrisation. « La TLC a été en plus imprégnée d'un composé, le NOSF et c'est cette combinaison qui, au contact même de la plaie, permet d'en modifier le micro environnement », a-t-il été expliqué. En réalité, le NOSF est capable d'inhiber les métalloprotéases matricielles, lesquelles sont des substances présentes en grande quantité dans ces plaies et qui s'opposent au phénomène de cicatrisation et la retardent. C'est cette action que vient contrer le pansement actif qui, en même temps, rebooste la microvascularisation locale.

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