13 Février 2018

Burkina Faso: Lotissement dans la commune de Saaba

Le Mouvement solidarité pour le droit au logement (MSP-DRO.L) a animé une conférence de presse, le dimanche 11 février 2018, à Gangandin dans la commune rurale de Saaba. Les échanges ont porté sur le calvaire que vivent les propriétaires terriens face à « l'accaparement » de leurs terres par la Société nationale d'aménagement des terrains urbains (SONATUR) depuis 2002.

Des habitants du quartier Gangandin de la commune rurale de Saaba ont dans le désarroi. Pour faire entendre leur cause, ils sont saisi le Mouvement solidarité pour le droit au logement (MSP-DRO.L) qui a tenu une conférence de presse, le 11 février 2018, dans ladite localité.

L'objectif, selon les conférenciers, est d'interpeller l'autorité compétente à trouver au plus vite une solution au problème de terre dont ils ont été expropriés. L'affaire remonte à 2002 lorsque la Société nationale d'aménagement des terrains urbains décide de réinstaller les populations affectées par le projet ZACA à Gangandin, un village à l'époque.

Après plusieurs pourparlers avec les autochtones chez le chef coutumier de Nioko, chef de canton autrefois, la nationale des terrains urbains s'engage à parceller 200 parcelles au profit des propriétaires terriens. Les parcelles sont remises au Yoogh-Naaba, le chef de Gangandin, selon le porte-parole des populations expropriées, Moïse Dondassé.

Mais problème ! Selon lui, jusqu'à présent (NDLR le 11 février 2018), aucun lopin de terre n'est parvenu aux bénéficiaires.

Après maintes démarches entamées auprès de la SONATUR et de la mairie de Saaba pour rentrer en possession de leurs dus, sans succès, les populations concernées par ce litige ont alors saisi le Mouvement solidarité pour le droit au logement (MSP-DRO.L).

Le président du MSP-DRO.L, Seydou Traoré, a dénoncé l'expropriation des autochtones de leurs terres et a demandé réparation pour toutes les victimes.

Selon lui, des correspondances écrites ont été adressées à l'ex-maire de Saaba et au directeur de la SONATUR, sans aucune réponse. « Elles sont restées sans reponse. Je demande aux autorités de résoudre ce problème qui n'a que trop duré», a expliqué M.Traoré. «Cela fait 16 ans que le calvaire dure.

Tout notre espoir repose sur l'autorité actuelle. En entendant notre cri du cœur, j'espère qu'une solution sera trouvée», a soutenu le porte-parole. «Nous souhaitons que l'autorité use de son pouvoir pour amener le chef à entendre raison, car il est inadmissible qu'une seule personne soit propriétaire de 200 parcelles » a-t-il plaidé.

Pourquoi n'être pas allé le dire au Naaba et exiger qu'il remette les parcelles aux propriétaires, ou ne pas saisir le Médiateur du Faso? «Ce n'est pas le rôle du Mouvement, ni des populations. L'erreur vient de la SONATUR d'avoir remis 200 parcelles dans les mains de ce chef coutumier.

Alors, c'est à elle d'y remédier », a répondu Seydou Traoré. Et M. Dondassé d'avertir : « J'espère que notre appel sera attendu, sinon, nous prendrons des mesures fortes qui consistent à empêcher toute activité de construction sur le site ».

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