14 Février 2018

Congo-Kinshasa: Malnutrition au Sud-Kivu - Trois agences onusiennes reçoivent une contribution de plus de 3 millions USD

L'objectif est de contribuer à réduire la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de moins de cinq ans ainsi que de subvenir aux besoins nutritionnels de 12 000 femmes enceintes et allaitantes et 12 000 enfants de 6-23 mois.

Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition chronique dans les zones de santé de Bunyakiri et de Minova (Sud-Kivu), la Coopération suisse en RDC vient d'apporter une contribution à la hauteur de 3 millions de CHF soit, l'équivalent de 3.215.000 de dollars américains. Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) en sont les bénéficiaires.

Etalée sur une période de près de trois ans, cette contribution vise à « contribuer à la réduction de la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de moins de cinq ans ainsi que de subvenir aux besoins nutritionnels de 12 000 femmes enceintes et allaitantes et 12 000 enfants de 6-23 mois », précise un communiqué conjoint de ces trois agences onusiennes. Cette donation arrive à point nommé dans la mesure où elle permet d'approfondir la lutte contre la malnutrition chronique au Sud Kivu, par une approche multisectorielle unique et performante.

Nécessité d'intervenir au Kasaï

La malnutrition et l'insécurité alimentaire sont des problèmes sérieux et généralisés en République démocratique du Congo. C'est le cas de deux provinces du Kasaï où ce fléau se porte à merveilles. Les conflits armés dans cette région ont provoqué une crise généralisée couplée d'une insécurité alimentaire qui ne dit pas son nom. L'état nutritionnel des enfants est particulièrement critique dans l'espace Kasaï. « Au moins 400 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe sévère », selon l'Unicef.

« A moins de recevoir de toute urgence, une aide en matière de santé, d'eau, d'assainissement et de nutrition, ces enfants risquent de mourir », a fait remarqué récemment, Tajudeen Oyewale, représentant par intérim de l'Unicef en RDC. Un appel à fonds a été lancé à la Communauté internationale pour répondre à cette problématique. Mais, en dépit des efforts qui sont fournis ce sens, beaucoup reste à faire.

Pour le cas du Sud-Kivu où la malnutrition chronique touche un enfant sur deux, cette nouvelle contribution de la coopération suisse devra permettre à l'UNICEF, la FAO et le PAM de continuer à travailler de façon complémentaire en vue de démultiplier les acquis de la première phase du projet.

Il sied de rappeler que, la première contribution de la Suisse (de plus de deux millions de dollars US) à la première phase de ce projet avait déjà permis d'améliorer, entre 2015 et 2017, l'état nutritionnel de 80% des enfants de 0 à 23 mois et des femmes enceintes et allaitantes grâce à des interventions directes et multisectorielles de nutrition, sécurité alimentaire, et d'accès à l'eau, l'hygiène et l'assainissement », rappelle-t-on.

Actions sur le terrain

Durant la première phase du projet, les trois agences sœurs de l'Onu ont mis à mis profit cette contribution dans diverses activités sur terrain. Notamment, le PAM a distribué à 11.000 femmes enceintes et allaitantes au moins, 520 tonnes de super céréales avec 53 tonnes d'huile végétale dans le but de prévenir le retard de croissance chez les nouveaux nés et les nourrissons. Mais aussi, 11.500 enfants de 6-23 mois ont reçu 85 tonnes de suppléments nutritionnels à leur repas, leur apportant l'énergie, les micronutriments nécessaires pour une croissance normale.

Pour sa part, la FAO a, entre autres actions, appuyé la diversification de la production alimentaire par l'introduction de cultures riches en micronutriments. Plus de 2.700 ménages ont reçu des outils aratoires (houes, râteaux, arrosoirs) et des semences vivrières bio fortifiées (du maïs, de l'arachide, du soja, du manioc et de la patate douces). Ce qui a permis d'améliorer la production agricole et la sécurité alimentaire.

Par rapport aux interventions directes de nutrition, l'UNICEF a formé et équipé les structures de santé pour assurer le suivi et la promotion de croissance de 8 900 enfants de moins de 5 ans. L'UNICEF a réhabilité 42 sources d'eau et construit deux mini- systèmes d'adduction permettant à 192 000 personnes d'avoir accès à l'eau potable. Des dispositifs de lavage de mains et d'assainissement ont été construits dans 37 écoles de la zone d'intervention du projet permettant de prévenir les maladies d'origine hydrique.

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