15 Février 2018

Congo-Kinshasa: Machine à voter - Haley s'oppose, Nangaa s'explique !

Le processus électoral avance-t-il ou fait-il du "trompe l'œil" sur un tapis roulant ? Plusieurs congolais se posent, en effet, cette question au vu des pressions diplomatiques que subit le pays alors que le calendrier a déjà été publié, depuis le 5 novembre 2017 à Kinshasa.

Mais également, à cause de l'influence de l'Eglise catholique, devenue aujourd'hui, la principale opposition au régime de Kabila, qui affiche les ambitions de vouloir changer le cours de l'histoire de la RD. Congo.

Lundi 12 février dernier, lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur la République Démocratique du Congo à laquelle le patron de la Centrale électorale congolaise, Corneille Nangaa, a pris part, Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis qui avait effectué une visite en RDC au mois d'octobre, a soulevé quelques points essentiels liés notamment, au tournant électoral ainsi qu'à l'alternance démocratique en RD. Congo.

S'attaquant tout d'abord à la réalité de la situation politique, humanitaire et sociale qui s'aggrave au jour le jour et dont le peuple congolais est victime, Nikki Haley a demandé au Gouvernement congolais de s'assurer réellement du vécu de son peuple. Elle a réitéré ainsi le soutien de son pays à l'unification du pays et à parfaire le chemin de la transition pacifique. Elle a estimé, pour sa part, que le Gouvernement doit jouer véritablement son rôle en vue de mettre un terme aux poursuites judiciaires et tracasseries policières, fiscales ou administratives engagées contre certaines personnalités politiques de l'Opposition et à garantir les droits et libertés de réunion pacifique et d'expression.

Bref, elle a plaidé pour le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction.

Mais, cette réunion a pris une toute autre tournure dans un tête-à-tête entre Nikki Haley et Corneille Nangaa, soutenu par She Okitundu, également présent à ces assises.

Elle a rejeté, cependant, l'idée ingénieuse de Corneille Nangaa concernant la machine à voter. Tout simplement parce que ce système de vote qui n'a jamais été utilisé en RD. Congo, va être testé pour la première fois lors d'une élection cruciale. Et ceci constituerait un risque énorme. Pour plusieurs congolais, déjà sceptiques à cette machine, ils se réjouissent de cette position prise par les Etats-Unis puisque ce système avait la facilité de favoriser la triche dans la plus maligne discrétion.

Ici, les USA soupçonnent un probable terrain miné que cache cette machine à voter. "Les Etats-Unis n'ont pas envie de soutenir un système de vote électronique", a affirmé l'Ambassadrice des Etats-Unis. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies entend, par ailleurs, travailler de mèche avec son organe, la Monusco et les responsables régionaux pour faire respecter le calendrier électoral, la Constitution mais également, l'Accord du 31 décembre 2016.

Les USA tiennent au respect des engagements de chaque partie prenante pour aboutir aux élections crédibles et démocratique dans l'unique intérêt des congolais, eux-mêmes.

Corneille Nangaa considère, par contre, que sans la machine à voter, les coûts des élections seront beaucoup plus élevés et que les celles-ci ne pourront pas se réaliser dans les délais.

Pendant que l'émissaire de Donald Trump préconise le recours à des bulletins papiers pour éviter toute sorte de doute et de contestation sur les résultats, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, lui, continue à insister sur l'indépendance de son institution vis-à-vis des partenaires tant nationaux qu'internationaux. Quoi qu'il en soit, le système de vote électronique sera utilisé pour la présidentielle combinée aux législatives et provinciales, le 23 décembre 2018. Selon lui, en effet, dans le cas où l'on recourait aux bulletins papiers, les élections pourraient probablement être organisées en juillet 2019.

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