15 Février 2018

Congo-Kinshasa: Processus électoral, marche des laïcs, transition... - Elie Kapend Kanyimbu brise le silence et fixe l'opinion !

Le Président nationale du Front de Libération Nationale du Congo, Elie Kapend Kanyimbu, ne croit pas en l'organisation des élections en RDC cette année.

A l'en croire, il n'y aura aucune élection au mois de décembre prochain. Il l'a dit lors d'une conférence de presse qu'il a animée hier, jeudi 15 février 2018, au quartier joli site dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Profitant de la présence de la presse, il a balayé d'un revers de la main toutes les questions d'actualités. Plusieurs points étaient traités au cours de ce face-à-face avec la presse notamment, le Front de Libération Nationale du Congo vis-à-vis de son parcours politique au service de la nation congolaise depuis 1957 à nos jours ; l'opposition Transitoire pour l'appui au peuple « OTAP » dont il est l'autorité morale, face aux enjeux de l'heure et enfin la présentation par le Haut Conseil National de la Transition du rapport des travaux réalisés concernant le finissage et la publication du Gouvernement issus des résolutions de cette Conférence Nationale Souveraine.

Elie Kapend Kanyimbu a été face à la presse jeudi 15 février 2018. Le numéro 1 du Haut Conseil National de la Transition a ténu à fixer l'opinion tant nationale qu'internationale sur les enjeux de l'heure. Pendant plus deux heures, le Président du FLNC a donné la position claire de son parti sur toutes les questions brûlantes de l'heure. D'un revers de la main, il a balayé toutes les questions relatives à l'organisation des élections, à la polémique autour de la machine à voter, au fonctionnement du HCNT, et surtout à la marche programmée ce 25 février 2018 par les laïcs catholiques.

Marche du 25 février 2018

Au sujet de la marche, Elie Kapend Kanyimbu n'y trouve pas d'opportunité. Dans un langage comique, l'homme soutient même que la marche est considérée comme une sorte d'exercice physique. Pour lui, on ne peut pas utiliser la marche pour résoudre les questions politiques.

«La marche c'est une forme de gymnastique. C'est pour le bonheur de la santé de quelqu'un. On ne peut utiliser la marche pour résoudre des problèmes politiques. Ne confondons pas la marche du Burkina Faso avec la marche de la CENCO. Quels sont les résultats qu'on aura après la marche ? Quel est ce Président qui acceptera de déposer sa démission parce que vous avez marché ? Espérons que cela soit possible, qui deviendra alors Président ? C'est Monsengwo. Et là, il fera la politique ou l'église ? Ne confondons pas les choses s'il vous plait », a-t-il déclaré devant les différents journalistes.

Machine à voter

Le Front de Libération Nationale du Congo et l'OTAP n'adhèrent pas à la vision de la Commission Electorale Nationale Indépendante au sujet de l'utilisation de la machine à voter lors des prochaines élections. Pour eux, il faut se référer aux élections des Etats-Unis où les américains avaient repris le recomptage de voix sans machine. «Je l'avais dit depuis le début, le FLNC n'est pas d'accord avec cette histoire de la machine à voter. Souvenez-vous des élections aux USA. La galère de notre peuple résulte des résultats des élections de 2006 et de 2011. S'il nous faut aujourd'hui aller aux élections, il nous faudra crédibiliser d'abord le processus. Que la CENI arrête avec cette affaire de la machine à voter car cela ne va pas aider la population congolaise », a dit Elie Kapend Kanyimbu.

Elections au mois de décembre 2018

Il n'y aura pas élection en ce mois de décembre en République Démocratique du Congo. En tout cas c'est ce que pense Elie Kapend Kanyimbu qui avait déjà prédit la non-organisation des élections en 2015. «Soyons clairs chers amis et ne nous voilons pas la face. Je ne crois pas à l'organisation des élections en décembre 2018. Je peux même dire sans ambages qu'il n'y aura pas élections cette année », a-t-il annoncé devant les professionnels des médias.

Des grandes annonces

Au cours de cette conférence de presse, le numéro Un du FNLC a fait également des grandes annonces en rapport notamment, avec le début des travaux de la tripartite (Gouvernement-opposition- et d'autres forces politiques) autour de la Conférence Nationale Souveraine à partir de ce 23 février à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

«La transition n'a pas encore commencé. Il y a eu élection en 2006 et 2011, quelle est la situation de notre peuple aujourd'hui ? Parce qu'il vit des résultats de ces deux élections. Le problème de congolais aujourd'hui n'est pas le résultat des élections, mais surtout la gouvernance. Nous ne sommes pas d'accord d'amener notre population dans la souffrance. Nous avons besoin de redonner à notre pays la valeur qu'il mérite. Nous ne voulons plus que notre peuple traverse des moments de souffrance. Nous sommes pour la paix », a-t-il expliqué.

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