20 Février 2018

Cote d'Ivoire: Droits de l'homme - Vulgarisation du cadre juridique protégeant les défenseurs

Dans le contexte de la situation d'insécurité qui a prévalu juste après la période post crise, les défenseurs des droits de l'homme, notamment les associations protectrices des droits des femmes constituaient une catégorie particulièrement vulnérable de droit de l'homme, estime l'Association des femmes juristes de Côte d'Ivoire de Côte d'Ivoire (Afjci).

C'est dans cette perspective que cette association, en partenariat avec Avocats sans frontières France, organise ce mardi 20 février un atelier visant la promotion des droits des défenseurs des droits de l'homme, à travers la vulgarisation des instruments juridiques nationaux et internationaux, comme la loi n°2014-388 du 20 juin 2014 relative à promotion des droits des défenseurs des droits humains.

Cet atelier s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de promotion (Prodef), financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid).

La représentante de la présidente de l'Afjci, Kok Christine a remercié, de ce fait, l'Usaid pour cet appui considérable, mais aussi l'Etat de Côte d'Ivoire « qui a bien voulu offrir aux défenseurs des droits de l'homme un cadre juridique réel et propice à leur protection leur permettant ainsi d’exercer en toute quiétude ».

Ainsi, cet atelier qui cible les magistrats, les avocats, officiers de police judiciaires, les journalistes et les organisations de défense des droits humains s'articulera autour de deux phases.

D'abord une méthode participative pour cerner le niveau de connaissance des participants sur le cadre juridique international de protection des droits de l'homme. Puis des cas pratiques pour mieux évaluer les résultats.

La représentante de la présidente de la Commission nationale des droits de l'homme (Cndhci), Mme Touré a salué l'engagement du gouvernement pour son implication dans la prise de la loi N°2014-388 du 20 juin 2014 portant promotion et protection des défenseurs des droits de l'Homme et de son décret d'application.

« En effet, notre pays est le premier pays africain à avoir adopté une loi qui promeut et protège spécifiquement les défenseurs des droits humains.

C'est donc un acquis que nous devons préserver, en permettant aux magistrats, aux avocats, aux officiers de police judiciaire et à tous les acteurs de disposer d'outils pédagogiques de défense et protection de personnes vulnérables », a-t-elle affirmé.

Tout en espérant que cet atelier puisse permettre de vulgariser davantage cette loi et le décret ainsi que tous les autres instruments internationaux afin que les défenseurs des droits de l'Homme se les approprient dans le processus de leur mise en œuvre.

"C'est ensemble que nous allons atteindre nos objectifs" a pour sa part affirmé Mme Kamissoko Blanc Agathe, membre de l'Afjci.

Après une brève présentation de l'Association, elle note que l'Afjci compte 12 cliniques juridiques qui couvrent 52 départements du pays. Leur mission première est la promotion du droit à l'endroit des populations, particulièrement les couches les plus vulnérables.

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