20 Février 2018

Afrique: Unicef - Les nourrissons des pays pauvres font face à des risques de mort prématurée

Le constat est fait dans un rapport de l'agence onusienne rendu public, le 20 février, qui dénonce des risques « alarmants » des bébés nés notamment en Afrique, en comparaison de ceux des nations riches.

Expliquant les raisons des morts prématurées dans les pays pauvres, le rapport du Fonds des Nations unies our l'enfance (Unicef) qui accompagne le lancement d'une vaste campagne, baptisée « Pour chaque enfant, une chance de vivre », indique que ce sont des pays où « les femmes enceintes sont le moins susceptibles de recevoir de l'aide » en raison de la pauvreté, des conflits ou d'institutions fragiles, qui sont les plus touchés par cette situation. Ce texte de l'Unicef, qui a pour objectif d'assurer « l'accès à des soins de santé abordables et de qualité » pour chaque mère et son bébé, relève que les bébés nés dans des familles pauvres ont 40% de risques de mourir avant un mois.

Si dans les pays riches, moins d'enfants meurent dans les trente premiers jours de vie, en Afrique, sur les dix pays les plus à risque, huit se trouvent en Afrique sub-saharienne : Centrafrique (1 sur 24), Somalie, Lesotho, Guinée-Bissau et Soudan du Sud (1 sur 26), Côte d'Ivoire (1 sur 27), Mali et Tchad (1 sur 28).

Devant cet état de chose, la directrice générale de l'Unicef, Henrietta Fore, a déploré le manque des soins de qualité pour les nourrissons dans les pays pauvres. Alors que la santé des enfants plus âgés s'est améliorée depuis vingt-cinq ans, les mêmes avancées n'ont pas été observées « pour les enfants de moins d'un mois », dont 2,6 millions meurent chaque année, a-t-elle affirmé dans un communiqué. « Sachant que la majorité de ces décès pourrait être évitée, nous laissons clairement tomber les bébés les plus pauvres du monde. », a ajouté la directrice générale.

Le document note, par ailleurs, que plus de 80% des décès peuvent être évités grâce à des sages-femmes formées, de l'eau potable, des produits désinfectants, une bonne alimentation, ainsi qu'un allaitement dès la première heure et un contact physique entre la mère et son bébé. Il assure que le manque de personnel de santé compétent est le principal problème des pays pauvres.

Pour Willibald Zeck, qui dirige le programme mondial maternel et néonatal de l'Unicef, les améliorations en matière de santé peuvent être chères, mais « il est crucial d'investir l'argent de la bonne façon » pour pouvoir faire face effectivement à des risques de morts prématurées de bébés. L'agence onusienne salue le travail du Rwanda, où le taux de mortalité néonatal a diminué entre 1990 et 2016 (de 41 à 17 pour 1000). Cela s'explique au fait que « le gouvernement a joué un rôle actif dans la mise en œuvre d'un régime d'assurance national qui a bénéficié aux mères les plus pauvres et les plus vulnérables », a fait savoir Willibald Zeck. Quant aux auteurs du rapport, ils estiment que « ces chiffres témoignent de l'importance de la volonté politique d'investir dans les systèmes de santé solides », qui peuvent « faire une grande différence, même là où les moyens sont limités ». Le niveau de revenus d'un pays n'est qu'un indicateur dans les disparités existant entre les différents Etats, souligne le texte.

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