Burkina Faso: Maintien des jeunes filles à l'école - 53 000 kits scolaires distribués

Photo: Sidi Badji
Le Directeur régional de l'UNFPA, Mabingué Ngom (à droite) lors de la publication du Rapport d'étape 2017 sur le Dividende Démographique en Afrique de l'Ouest et du Centre, le lundi 26 février 2018 à Dakar
20 Février 2018

Le ministère de la Santé, à travers le Programme d'appui au développement sanitaire (PADS), a remis au ministère de l'Education nationale 53 000 kits scolaires au profit de jeunes filles scolarisées, dans le cadre du projet d'autonomisation des femmes et de dividende démographique. Une cérémonie a été organisée, le mardi 20 février 2018 à Ouagadougou.

Les ministères de la Santé et en charge de l'éducation nationale unissent leurs actions pour créer les conditions de la capture du dividende démographique au Burkina Faso.

En effet, le Programme d'appui au développement sanitaire (PADS) qui assure en même temps la coordination du projet : « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel », (en anglais, Sahel women's empowerment and demographic dividend-SWEDD), a remis du matériel scolaire au profit de jeunes filles des régions du Sahel, du Centre-Nord, de l'Est et des Cascades, le mardi 20 février 2018, à Ouagadougou.

Il s'agit de 53 000 kits composés de sacs, de cahiers de 100 et 200 pages, de protège-cahiers, de matériels de géométrie, de stylos et de crayons. Le coordonnateur du PADS, Abdoul Karim Ouédraogo a expliqué que cette action est la volonté d'assurer l'autonomisation des femmes et des jeunes filles.

« L'instruction aussi participe à l'autonomisation, voilà pourquoi le projet (SWEDD) a décidé d'appuyer le ministère de l'Enseignement de base et de l'alphabétisation avec ces kits pour accompagner les jeunes filles et les maintenir le plus longtemps possible dans le cycle scolaire, notamment au post-primaire et au secondaire », a-t-il indiqué.

M. Ouédraogo a ajouté qu'au-delà des fournitures scolaires, le projet a organisé des cours d'appui au profit des jeunes filles dans les quatre régions concernées pendant les vacances écoulées et que ces cours seront réédités les vacances à venir.

« Le projet SWEDD appuie également le ministère en charge de la femme, et celui chargé des finances pour les questions de population et de démographie. Toutes ces actions s'inscrivent dans l'objectif de la capture du dividende démographique », a soutenu Abdoul Karim Ouédraogo, le coordonnateur du PADS.

«D'autres cas de viol existent et doivent être punis»

Le ministre de la Santé, Pr Nicola Méda a exprimé sa reconnaissance envers les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), grâce à qui le projet SWEDD est mis en œuvre, et donc, que ce don est réalisé.

Les 53 000 kits offerts seront utiles aux jeunes filles bénéficiaires pour améliorer leurs résultats scolaires, rendre l'environnement éducatif plus favorable à la scolarisation des filles et améliorer les connaissances sur la santé de la reproduction en milieu scolaire, de l'avis de Pr Méda. « La transition démographique ne peut être assurée que si la jeune fille passe par le chemin de l'éducation, y reste, acquiert de la compétence et trouve du travail.

Tout ce cheminement lui permet d'avoir les connaissances pour espacer les naissances, ne pas avoir de grossesses précoces, ne pas être victime de mariage précoce, être autonome, se développer et aider toute sa progéniture aussi à être dans cette dynamique », a insisté, le ministre Méda.

Pour sa part, le ministre en charge de l'éducation nationale, Stanislas Ouaro, s'est également réjoui du geste qui va soulager les parents et soutenir les bénéficiaires dans leur cursus scolaire de sorte à pouvoir espérer un jour contribuer au développement du pays. « La capture du dividende démographique n'est possible que par une bonne éducation de la population », a-t-il soutenu.

En marge de la cérémonie de remise des kits, Stanislas Ouaro s'est prononcé à propos du cas de viol d'une jeune fille par un groupe de jeunes garçons. Des faits qui se sont déroulés en fin novembre, a-t-il dit, et qui méritent d'être sanctionnés selon les textes en vigueur.

« Nous sommes satisfaits que la justice se soit saisie du dossier. Mais, il faut déplorer les arrangements au niveau familial », a confié le ministre en charge de l'éducation nationale. D'ailleurs, il a indiqué que d'autres cas de ce genre existent à travers le pays et sont en traitement au niveau de la justice.

Il a donc invité les familles et les responsables d'établissements à s'investir dans l'éducation des enfants, mais surtout à accepter que ces pratiques soient dénoncées et que les auteurs reconnus soient sanctionnés conformément aux textes en vigueur. Son ministère, pour sa part, renforcera la sensibilisation au niveau des établissements, a-t-il conclu.

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