22 Février 2018

Guinée Bissau: Sanctions contre des dirigeants du pays - Un mémorandum remis à la CEDEAO

Après avoir organisé, dimanche dernier, une marche de protestation contre les sanctions de la Cedeao, des partis politiques ainsi que des organisations de la société civile ont déposé, avant-hier, un mémorandum à la représentation nationale de l'institution sous régionale à Bissau. Ils demandent la suspension de la mesure.

Les personnalités bissau-guinéennes visées par des sanctions de la Cedeao soutenues par les partis politiques et des organisations de la société civile ont remis, avant- hier, un mémorandum de protestation à la représentation nationale de l'institution sous régionale à Bissau. «Les sanctions doivent être suspendues avec toutes les conséquences légales et politiques que cela implique», lit-on dans le document signé par les personnalités ciblées par les sanctions de la Cedeao. «Ces sanctions sont susceptibles d'introduire, dans la société guinéenne, plus d'entraves ou de reniement du dialogue entre les parties opposantes. Dans la pratique, elles visent à favoriser un parti, le Paigc et à réduire au silence les adversaires», insistent les signataires.

Face à la crise politique que la Guinée-Bissau vit depuis 2015, le 4 février 2018, la Cedeao, par le canal du président de la conférence des présidents, Faure Gnassingbé, a pris des mesures contre 19 personnalités du pays dont des ministres, des hommes d'affaires, des parlementaires et le fils du président Vaz. Ces responsables ciblés sont désormais interdits de participation aux activités de la Cedeao. Il leur est interdit de voyager dans l'espace sous régional. Leurs comptes bancaires sont aussi gelés. «Aucune des personnes sanctionnées n'a violé l'accord de Conakry.

Ils ont tous agi conformément aux normes constitutionnelles en vigueur dans le pays», ont dit les protestataires. «Certains responsables visés sont fortement engagés dans la construction de conditions visant la création d'un contexte favorable au renouement du dialogue entre toutes les parties et dans la recherche d'une solution consensuelle pour la composition du gouvernement et pour le lancement des bases des réformes urgentes que la situation économique et sociale précaire du pays réclame et que la communauté internationale encourage vivement», ont-ils ajouté.

Ils ont rappelé l'accord de Conakry signé le 16 octobre 2016 pour sortir le pays de la crise politique entre les parties prenantes de la crise. Cet accord stipule que le Premier ministre doit être «une personne de confiance du président de la République et choisi par ce dernier sur le consensus des forces politiques représentées à l'Assemblée nationale».

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