24 Février 2018

Sénégal: La fin du procès Khalifa Sall à la Une

Dakar — La fin du procès du maire de Dakar Khalifa Sall et ses co-inculpés, pour entre autres "détournement de deniers publics", dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de la capitale, est un des sujets phares dans les quotidiens reçus samedi à l'APS.

Sud Quotidien annonce que Khalifa Sall sera fixé sur son sort le 30 mars. Lors de la dernière journée de plaidoiries, vendredi, le journal souligne également que le procureur de la République a campé sur son réquisitoire à savoir 7 ans de prison contre le maire de Dakar et une amende de 5, 490 milliards de francs CFa.

Sud note aussi que pour "avoir qualifié la plaidoirie de +flatterie+ le procureur Serigne Bassirou Guèye fâche le barreau".

A la fin de son réquisitoire, il a fait allusion "à un livre sur les techniques de plaidoiries et selon lequel l'avocat ne cherche qu'à flatter le tribunal dans son argumentaire. Une comparaison qui n'a pas plu aux avocats qui, à chaque prise de parole, se sont attaqués à cette appréciation du maître des poursuites".

Les journaux Walfadjri et Le Quotidien mettent aussi l'accent sur le procureur de la République avec le même titre. "Dernier du procès de Khalifa Sall, les bourdes du procureur" pour le premier quotidien ; "dernier jour du procès de Khalifa Sall, les bourdes de Bass" pour le second.

"Le procureur dérape et mouille des magistrats", selon Walf qui écrit : " Serigne Bassirou Guèye a fait face à de sérieuses difficultés hier pour déconstruire les accusations portées par la défense.

Incapable de fournir des arguments solides contre la célérité du dossier Khalifa Sall dont il est question, le procureur plaide l'implication au moins de trois magistrats dont l'un d'entre eux serait dans la salle. Ce qui finit par transformer le tribunal en salle de spectacle".

Parlant de ces "bourdes", Le Quotidien écrit : "Le procureur Serigne Bassirou Guèye avait déclaré qu'un magistrat présent dans la salle a pris part à l'instruction. Invité à répéter ses propos, il se rétracte et brandit son téléphone avec lequel il enregistre ses réquisitions. La défense saute sur l'occasion et exploite ses aveux".

Ce dernier jour du procès a été marqué par "une très vive émotion au tribunal", selon Vox Populi qui note que Khalifa Sall "fait pleurer l'assistance, des avocats et même des journalistes".

Le journal rapporte aussi les derniers mots du maire : "Je voudrais dire aux Sénégalaises et aux Sénégalais que je reste à leur service. Je leur redis mon engagement, ma disponibilité, ma détermination à contribuer à servir ce pays quelles que soient les situations dans lesquelles je me trouve".

En politique, L'As affiche à sa Une : "A un an de la présidentielle, le compte à rebours".

"Dans un an jour pour jour, les Sénégalais seront appelés aux urnes pour réélire l'actuel locataire du palais de l'Avenue Léopold Sédar Senghor ou pour signer un nouveau bail avec un autre parmi les candidats à la candidature qui ne cessent de se manifester au fur et à mesure que l'échéance approche. Outre Macky Sall, candidat à sa propre succession, une dizaine d'homme sont sur les starting-blocks", écrit le journal.

L'Observateur qui s'est entretenu avec le ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye titre : "La voix intérieure du président parle". Il déclare, entre autres : "il n'a jamais été décidé la baisse de la caution à la présidentielle. Toutes les cartes d'identités ont été confectionnées et nous sommes à 92% de retrait".

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