26 Février 2018

Afrique: L'accord de siège du Fonds monétaire africain signé le 5 mars prochain à Yaoundé

Photo: Le Soleil
Réunion ordinaire du Bureau de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), 23 Février 2018 à Dakar - Sénégal

L'Accord de siège du Fonds Monétaire Africain sera signé le 5 mars prochain à Yaoundé entre le Gouvernement camerounais et la Commission de l'Union Africaine. L'annonce a été faite par  le Directeur des Affaires Économiques de la Commission de l'Union Africaine (Ua), M. René Kouassi. C'était à l'ouverture des travaux de la réunion ordinaire du Bureau de l'Association des Banques centrales africaines (Abca) tenue le vendredi 23 février au siège de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) à Dakar.

La mise en place d'une architecture monétaire africaine harmonisée va poser un jalon essentiel. Le Directeur des Affaires Économiques de la Commission de l'Union Africaine (Ua), annonce que l'accord de siège du Fonds monétaire africain sera signé le 5 mars prochain à Yaoundé entre le gouvernement camerounais et la Commission de l'Union africaine.

M. René Kouassi a fait cette annonce à l'ouverture des travaux de la réunion ordinaire du Bureau de l'Association des Banques centrales africaines (Abca), le vendredi 23 février à Dakar, à laquelle il avait représenté le Commissaire aux Affaires Économiques de Commission de l'UA. C'était en présence d'autorités comme Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la BCEAO, M. Lesetja Kganyago, président de l'ABCA et Gouverneur de la South African Reserve Bank (Sarb).

Il fait savoir également qu'une rubrique spéciale est inscrite au Budget 2018 de l'Union Africaine pour amorcer la mise en œuvre de la stratégie conjointe AU-ABCA.

A cet effet, a-t-il poursuivi, la Commission de l'Union Africaine est en train d'élaborer un projet d'accord de siège qui sera négocié avec le Nigéria, pays hôte et surtout avec sa Banque Centrale.

Dès lors que ce projet d'accord de siège sera conclu, a poursuivi M. Kouassi, la Commission, en coopération avec l'Association des Banques Centrales, tentera d'installer l'Institut Monétaire en recrutant, dans les plus brefs délais, les ressources humaines appropriées ; lui permettant de traduire dans la réalité la feuille de route que constitue la stratégie conjointe des deux institutions.

Le Directeur aux Affaires Économiques de l'UA ajoute que, parallèlement à ces efforts, qui vont certainement s'amplifier dans le temps, la Commission voudrait compter sur la profonde coopération de l'ABCA pour amener la région Afrique australe à rejoindre le plus rapidement possible le processus de la création de la monnaie unique africaine.

Aussi, fait-il savoir, la Commission voudrait-elle s'enrichir d'expériences d'autres régions pour mieux conduire ce projet.

Pour avancer davantage dans la mise en place des Institutions Financières, instruments indispensables pour garantir l'autonomie financière et renforcer la résilience économique, M. Kouassi lance un appel vibrant à l'ABCA afin de l'inviter à s'associer au processus de sensibilisation auprès des États et gouvernements respectifs pour signer et ratifier les différents textes d'application des décisions du Continent.

Appel à la mise en œuvre d'une politique monétaire appropriée pour faire face aux chocs économiques

Le Commissaire aux Affaires Économiques de l'Union Africaine, invite ainsi les pays à considérer une institution qui s'attelle à mettre en œuvre une politique monétaire appropriée pour faire face aux chocs économiques.

Cette invite est justifiée par le fait que les chocs exogènes et endogènes ont ralenti le rythme de la croissance économique de l'Afrique avec un taux de 2,2% en 2016, mais une reprise s'est amorcée depuis 2017 avec une prévision de 4,1% en 2018.

Pour le représentant de M. Harison à cette réunion ordinaire du Bureau de l'ABCA, ce qui est important à noter c'est que de nombreuses économies africaines sont plus résilientes et mieux placées pour faire face aux conditions extérieures difficiles.

Au niveau régional, fait-il remarquer, l'Afrique de l'Est a fait preuve d'une résilience très appréciable.

Au chapitre financier, a-t-il poursuivi, la mobilisation des recettes intérieures reste faible et l'Afrique dépend fortement des sources étrangères pour le financement du déficit de sa balance courante.

Par ailleurs, M. René Kouassi a brandi une étude de la Banque africaine de développement (Bad) qui confie que la plupart des devises africaines ont perdu entre 20 et 40% de leur valeur par rapport au dollar depuis le début de l'année 2015.

Cependant, selon cette même étude, cette dépréciation compétitive ne s'est pas nécessairement traduite par un fort avantage de prix sur les marchés d'exportation.

Ainsi, fait-il remarquer, elle demeure largement tributaire des apports extérieurs comme les IDE ; les investissements de portefeuille ; les envois de fonds ; l'aide publique au développement ; les autres apports du secteur public.

Pour y parvenir, l'Union africaine qui est constituée de 55 pays, doit faire face à 55 différentes réalités.

Malgré cet obstacle, le Directeur des Affaires Économiques de la Commission de l'UA pense que le retard de signatures et de ratification de la part des états membres n'empêche pas à l'ABCA de renforcer son Association par l'organisation de réunions périodiques, de symposiums pour échanger des idées, partager les expériences et mettre en œuvre le projet commun de « la convergence macroéconomique ».

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