3 Mars 2018

Sénégal: Karang / Libre circulation des personnes et des biens sur la Sénégambie - Une pléthore de mesures pour éradiquer les tracasseries

Assurer aux populations une libre circulation de leurs personnes et leurs biens afin de promouvoir des échanges économiques et commerciaux durables et une sécurité dans leurs transactions, telles sont les décisions prises par les gouvernements sénégalais et gambien lors de la journée du 1er mars dédiée à la libre circulation sur la Transgambienne. Il s'agira aussi de mettre en place une stratégie durable de prise en charge de la circulation pour une éradication totale des tracasseries.

Ainsi, à travers la résolution que le groupe consultatif, des représentants de la commission et du parlement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, la société civile et autres autorités politiques et administratives des organisations multilatérales, entendent mettre à la disposition des deux chefs d'Etat du Sénégal et de la Gambie, il est surtout considéré la prise en compte du traité de la Cedeao sur la promotion de la coopération et de l'intégration dans la perspective d'une union économique de l'Afrique de l'Ouest. Une union qui est aujourd'hui fondée sur la libre circulation des personnes et de leurs biens, la levée des barrières tarifaires, la libéralisation des échanges et la mise en place d'un tarif extérieur commun et de politiques commerciales communes.

Rappelant toutefois le protocole de la Cedeao sur la libre circulation des personnes et le droit de résidence et d'établissement, les textes qui les complètent, l'adoption du passeport communautaire, l'institution de la carte nationale d'identité biométrique et la mise en place d'un schéma de libéralisation des échanges permettent aujourd'hui une forte mobilité des populations et un mouvement accru des marchandises au sein de l'espace régional.

Ainsi, forts de cela, ces partenaires s'engagent à renforcer les liens séculaires entre le Sénégal et la Gambie ainsi que la formulation et la mise en œuvre d'un programme sénégalo-gambien de facilitation de la libre circulation des personnes et de leurs biens. Invitant cependant les deux Etats à créer un observatoire des pratiques anormales sur le corridor Dakar/ Banjul afin de lutter contre les nombreuses tracasseries sur la route et les frontières, ils ont aussi proposé l'installation de centre d'informations frontalières afin de mieux assister les usagers du corridor, à l'instar de la Maison des citoyens de la Cedeao.

Dans ce même mémo, ils demandent au secrétariat permanent sénégalo-gambien d'assurer en rapport avec les autorités locales, les ministres en charge de l'intégration, le suivi des recommandations sorties de cette journée du 1er Mars. Ils invitent en même temps les gouvernements des deux pays à prendre des mesures nécessaires diligentes et effectives sur les dispositions de la convention de transit routier inter-Etats de la Cedeao.

La commission de la Cedeao a été aussi invitée à partager la présente convention avec les autres Etats membres de la communauté et les organisations internationales et régionales concernées. Quant au parlement de la communauté, il est appelé à s'approprier et s'associer pleinement dans la mise en œuvre de ce processus. D'ailleurs, c'est pour ces multiples considérations que le comité a fait part de son engagement à œuvrer à l'institutionnalisation de cette journée qui se tiendra annuellement et alternativement en Gambie et au Sénégal, une manière d'évaluer les avancées du compromis sur le corridor Dakar/ Banjul.

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