4 Mars 2018

Burkina Faso: Attentats - Ouagadougou veut faire preuve de résilience

Photo: L'Observateur Paalga
Attaque terroriste à Ouagadougou

Ouagadougou a connu trois terribles attentats en un peu plus de deux ans. A chaque fois, les populations de la capitale burkinabè semblent se relever de l'épreuve. Mais ces attaques jihadistes à répétition ne risquent elles pas à la longue d'émousser le courage des Ouagalais ?

A cette question, le maire de Ouaga, Armand Béouindé, oppose que les habitants savent faire preuve de résilience et doivent plus que jamais être solidaires et vigilants.

« Comment faire pour amoindrir les risques ? Comment faire pour prévenir ? C'est le vivre ensemble. Dans les quartiers, les gens doivent apprendre à avoir des centres d'intérêts communs.

Parce que quand on se fréquente, quand on a des projets communs et que les gens du quartier se parlent, à chaque qu'il y aura quelque chose de dysfonctionnant, c'est sûr que l'alerte sera donnée.

Mais ne nous faisons pas d'illusions. Ce qui s'est passé est quelque chose de dramatique. Mais grâce aux informations que nous avons, il y a d'autres attentats qui auraient pu être pire, mais dont on ne parle pas. » La crainte que Ouagadougou devienne un maillon faible dans la chaîne des cinq pays du Sahel ?

« Si on nous a frappés au cœur de notre capitale, c'est parce que nous sommes un maillon fort, qui traque et qui a des résultats, renverse l'édile. Que ce soit au nord, que ce soit dans nos villes, que ce soit dans nos endroits publics. Non, le Burkina Faso n'est pas le maillon faible du G5. »

Alors, quel est l'impact de ces attaques terroristes sur le moral des Ouagalais ? RFI s'est rendue samedi soir dans un quartier excentré de Ouaga pour voir si le cœur est à la fête ou bien si les lieux de sortie sont désaffectés.

Nous sommes démoralisés. Ça ne va pas, ça ne va pas

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Le représentant du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, Mohammed Ibn Chambas, était en visite à Ouagadougou après le double attentat qui frappé le cœur de la capitale burkinabè. Il est venu rassurer le président Roch Marc Christian Kaboré de la solidarité de l'ONU au peuple burkinabè.

La communauté internationale et la sous-région partagent la même indignation car « il n'y a aucun motif et aucune justification possible pour une telle lâcheté criminelle ». Le représentant de Antonio Guterres se dit « rassuré que tout sera mis en œuvre pour que ces crimes ne restent pas impunis ».

« Il faut surmonter cette terrible épreuve et reconstruire. Le Burkina Faso doit relever bien d'autres défis : des décisions de justice également très importantes sont également attendues dans les mois à venir. Rien ne doit venir perturber le cours de la justice. »

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