Burkina Faso: Ouagadougou - La sécurité renforcée

La situation se normalise progressivement après les deux attentats de vendredi dernier dans la capitale burkinabè.

Ouagadougou se remet progressivement du traumatisme des deux attentats sanglants dont elle a été l'objet vendredi dernier. L'ambassade de France et l'état-major général des armées ont été attaqués de manière coordonnée en matinée par un groupe d'assaillants lourdement armés.

Le dernier bilan fait état d'une trentaine de morts dont neuf assaillants et des dizaines de blessés. Dans un communiqué reçu par l'agence mauritanienne ANI, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) que dirige Iyad Ag Ghali, actif dans le nord-est du Mali, a revendiqué ces attentats.

Selon l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar, ce dernier affirme avoir agi en représailles contre une opération française au Mali qui avait coûté le 15 février dernier la vie à une vingtaine de jihadistes présumés et conduit à la capture de certains autres.

D'après diverses sources, le bilan aurait été plus lourd n'eut été le changement in-extrémis de salle où devait initialement se tenir une réunion de la force multinationale, G5 Sahel. Celle-ci a été dévastée par une déflagration accompagnée de l'explosion d'une voiture.

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a déclaré : «Notre pays a été de nouveau la cible (...) de forces obscurantistes». Rendu sur les lieux du drame à l'étatmajor général des armées, le Premier ministre burkinabé a «condamné avec la dernière rigueur cet attentat terroriste, lâche, qui s'attaque à notre pays, encore une fois et qui sème la mort, la désolation inutilement. J'ai vu des scènes apocalyptiques et je voudrais dans un premier temps m'incliner devant la mémoire de nos braves soldats tombés (... ) les armes à la main», a déclaré Paul Kaba Thiéba.

Selon les premières informations de l'enquête ouverte par la justice, «la quasitotalité des assaillants étaient de nationalité burkinabè» et font également état de ce que parmi les assaillants tués, figurait un ex-soldat de l'armée burkinabè, radié au lendemain de la vague de mutineries au sein de l'armée en 2011.

A Ouagadougou, des mesures de sécurité ont été renforcées pour parer à toute éventualité. Le substitut du procureur a ainsi interdit l'enlèvement de véhicules présents sur les sites des deux attaques. Ceux-ci doivent faire l'objet d'un examen par la police judiciaire.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.