Afrique: L'arbitrage vidéo - Un pas de plus vers le Mondial

L'International Football Association Board (IFAB), l'instance mondiale chargée de veiller depuis 1886 sur les règles du football, a validé samedi 3 mars l'introduction de l'assistance vidéo (VAR, pour Video Assistant Referee).

Cette technologie pourra désormais être utilisée dans toutes les compétitions et lors de la prochaine Coupe du monde en Russie.

Lors du Mondial 2014 au Brésil, il y avait eu l'introduction de la GLT (technologie sur la ligne de but), qui permet de vérifier si le ballon a bien franchi la ligne de but.

Quatre années plus tard, l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) est désormais autorisée. L'annonce a été faite par le Board, organe garant des lois du jeu lié à la FIFA. Une décision qui a été prise « à l'unanimité » des membres de cette instance.

Cette aide technologique porte uniquement sur quatre cas : valider ou non un but, attribuer ou non un carton rouge, analyser une action pouvant valoir penalty et corriger une erreur d'identification d'un joueur sanctionné.

« Si un arbitre fait une erreur, la VAR la corrigera »

« Cette réunion historique, dirigée par le président de la FIFA Gianni Infantino, ouvre une nouvelle ère dans le football avec l'assistance vidéo qui aidera à améliorer l'intégrité et la justice dans ce sport », indique le Board dans un communiqué.

« La VAR aidera certainement à avoir une Coupe du monde plus juste. Si un arbitre fait une erreur, la VAR la corrigera. Ce ne sera pas parfait à 100%, il restera des zones grises, mais une Coupe du monde ne peut pas se jouer sur une erreur potentielle d'arbitrage.

Nous devons tout faire pour que l'arbitre soit dans les meilleures dispositions pour prendre les bonnes décisions », a plaidé Infantino.

Début janvier, le Board avait déjà tiré un bilan « très positif et encourageant » des tests qui se déroulent depuis 2016 dans plusieurs championnats et coupes. L'assistance vidéo avait également été expérimentée lors de la Coupe des Confédérations 2017.

Les doutes de l'UEFA

Si Gianni Infantino a toujours soutenu l'introduction de la vidéo, l'UEFA est en revanche plus circonspecte : son président Aleksander Ceferin a annoncé lundi 26 février qu'elle ne serait pas utilisée lors de la Ligue des champions 2018-2019.

« Personne ne sait encore exactement comment ça marche. Il y a encore beaucoup de confusion », avait-il dit. « Je ne suis pas du tout contre, mais on doit mieux expliquer quand on l'utilise. On verra à la Coupe du monde », a conclu le patron du foot européen.

Lors des tests réalisés depuis 2016 dans près d'une vingtaine de fédérations, la vidéo a permis d'éviter ou de corriger des erreurs, mais d'innombrables couacs se sont tout de même produits, notamment de longs moments de confusion hachant certains matches.

Le corps arbitral international a désormais trois mois et demi pour huiler la communication entre les assistants vidéo et l'arbitre central, en vue du Mondial en Russie.

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