Burkina Faso: Double attentat de Ouagadougou - La compassion de la CEDEAO

Les présidents togolais, Faure Gnassingbé et nigérien, Mahamadou Issoufou sont allés réconforter le peuple burkinabè hier.

72 heures après le double attentat terroriste qui a frappé l'état-major général des armées burkinabè et l'ambassade de France à Ouagadougou, la capitale burkinabè a connu hier un important ballet diplomatique sous-régional.

Au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les chefs d'Etat togolais et nigérien sont allés apporter leur soutien au pays des hommes intègres au lendemain de ces deux attaques qui ont coûté la vie à trentaine de personnes et fait 80 blessés.

Après une audience avec leur homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kabore au palais présidentiel de Kossiam, Faure Gnassingbé et Mahamadou Issoufou se sont par la suite rendus sur les lieux des attentats, constater l'ampleur des dégâts. Le premier est président en exercice de la CEDEAO, alors que le second est président en exercice de la force multinationale, G5 Sahel.

Bien avant eux, le secrétaire permanent du G5 Sahel avait foulé le sol du pays des hommes intègres. Le Nigérien Maman Sambo Sidikou a prévenu les différentes capitales ouest-africaines que toutes, sans exclusion, sont des potentielles cibles de la menace terroriste.

Profitant de cette visite, il a réaffirmé l'engagement et la détermination du G5 Sahel à combattre les terroristes jusqu'à leurs derniers retranchements. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent avec à la manœuvre des enquêteurs de la police scientifique qui procèdent à la collecte des données sur les sites de la double attaque.

Deux individus soupçonnés d'avoir joué un rôle important dans le déroulement de ces malheureux événements, font toujours l'objet d'auditions depuis leur interpellation vendredi dernier après les deux attaques. Les enquêteurs soupçonnent aussi des complicités au sein de l'armée.

Selon eux, les assaillants connaissaient bien les lieux et étaient renseignés sur la tenue d'une réunion de l'état-major burkinabè de la force G5 Sahel. Dans un message à ses ressortissants, l'ambassade de France au Burkina Faso a annoncé la fermeture des écoles françaises de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays, ainsi que l'Institut français.

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