8 Mars 2018

Sénégal: 8 mars 2018 / Ces femmes qui s'illustrent - Un idéal du travail sans frontières

De prime abord, rien ne les lie. Mais, quand on y regarde de plus près, ce préjugé s'écroule comme un château de cartes. Au-delà du statut de femme qu'ils partagent, ces différents profils ont cela de commun qu'ils exercent des métiers qui, jusqu'à récemment, étaient l'apanage des hommes.

Commissaire de police, mécanicienne et maréyeuse, ces braves dames nous inculquent une leçon de vie. Portraits de trois femmes partageant l'idéal du travail sans frontières.

TABARA NDIAYE, LA « VOIX » DE LA POLICE SÉNÉGALAISE

Cette commissaire porte, depuis 2017, la parole de la police sénégalaise. Première dame à être officialisée à ce poste, elle n'en demeure pas moins méritante. Rencontre avec ce haut cadre de cette grande institution qu'est la police nationale.

Elle est bien sollicitée, Mme la commissaire Tabara Ndiaye. Son téléphone sonne sans arrêt. Normal, c'est elle qui porte la parole de la police nationale. Elle est la voix habilitée pour communiquer au nom et pour le compte de cette haute institution.

Une mission qu'elle compte mener dans la rigueur. Cette jeune femme, née en 1986, est la première dame officiellement nommée au poste de porte-parole de la police nationale.

Une nomination intervenue le 13 avril 2017. Nez aquilin, taille haute, teint mâte, elle porte un foulard noir précieusement noué sur la tête. Un grand bureau bien rangé reçoit le visiteur.

Elle est décontractée, serre généreusement les mains, distribue des mots aimables et mêmes de petites blagues. Quid des sollicitations ? « C'est normal, l'institution est ainsi faite. C'est un secteur un peu complexe. En plus de la police, il y a les administrateurs civils, les sapeurs-pompiers et j'en passe.

Cependant, notre service demeure le plus sollicité », révèle celle qui a vu le jour à Saint-Louis du Sénégal. « Il arrive que l'on m'appelle parfois très tôt pour me demander de rappliquer dare-dare. Je le fais avec un sentiment d'honneur au service de mon pays », ajoute-t-elle.

Des sollicitations qui la poursuivent jusqu'au domicile conjugal. Mais, elles n'entament en rien le climat familial. D'ailleurs, Mme la commissaire se réjouit d'avoir choisi « un époux qui comprend parfaitement la charge et l'accepte pleinement ».

Sur un ton souvent moqueur, il ne cesse de lui dire « la police sollicite trop », histoire de détendre le climat. Ce qui fait plaisir à Mme la commissaire. Celle qui est devenue commissaire de police rêvait d'embrasser le métier de magistrat.

Très jeune, elle nourrissait ce rêve. «Toute petite, j'avais cette faculté à réconcilier les gens quand ils n'arrivaient plus à s'entendre. J'étais là à jouer au juge, à l'arbitre pour régler les conflits », souligne-t-elle, avec le sourire.

Quand, entre frères et sœurs, il y avait de petites chamailleries de gamins, mon père faisait toujours recours à moi car je restituais les faits sans parti pris. J'ai grandi avec ce trait de caractère », renseigne Tabara Ndiaye.

La police n'est pas misogyne !

Comment l'aspirante à la magistrature s'est finalement retrouvée commissaire de police ? Ce n'est pas sans avoir tenté le concours de la magistrature.

De nature à se décourager vite, elle n'a pas jugé utile d'essayer à nouveau. Elle passe et réussit le concours de recrutement des élèves sous-officiers de police. Nous sommes en 2012. Elle fait partie de la 39ème promotion.

En 2013, elle passe le concours de recrutement des élèves commissaires de police et le réussit avec brio. La fille d'un cadre de l'administration ne regrette pas d'être devenue commissaire de police. « Contrairement au tribunal, on ne juge pas à la police », rappelle-t-elle. Ici, il s'agit juste de mener des enquêtes à charge et à décharge.

La police, un milieu macho exclusivement réservé aux hommes ? « Non », répond Mme la commissaire Tabara Ndiaye. « En 1982, la police sénégalaise accueillait déjà ses premières femmes commissaires », rappelle-t-elle.

Et elle se met à citer « les tatas Anna Sémou, Abibatou, Josephine » qui ont marqué de leurs empreintes leur passage à la police. Elle réfute cet argument qui voudrait que la femme soit toujours sur la défensive. « Non. C'est juste un trait de caractère et une manière de se faire respecter », argumente Tabara Ndiaye.

N'ayant jamais été confrontée à un cas de résistance dû au fait qu'elle était femme, Mme la commissaire de police fait savoir ceci : « Aucun de mes éléments ne rechigne devant mes instructions. Ils s'exécutent tous dans le cadre du travail ».

Femme avant tout et par-dessus tout, Tabara Ndiaye ne manque pas de convoquer la coquetterie pour parfois résoudre une énigme.

« Il m'est arrivé de faire appel à ma féminité pour amener des mis en cause à avouer », souligne Mme la commissaire, qui nous conte l'histoire de « cette dame qui avait tué le fils de sa coépouse. J'ai réussi à la faire parler. Nous discutions en tant que femmes.

Elle était totalement en confiance. Je lui ai fait des remontrances du genre comment as-tu pu éliminer un enfant innocent ? Elle s'est mise à parler et a avoué son crime sans le savoir ». Avec les personnes âgées, elle met de côté la casquette de policière et leur parle en tant qu'enfant, les amenant à restituer les faits tels quels.

Mme la commissaire Tabara Ndiaye a débuté son cursus scolaire à l'école Saint Joseph De Cluny. Elle réussit à l'entrée en 6ème au village d'enfants SOS de Kaolack et fait un passage au Cem Djim Momar Guèye.

Elle décroche son Bfem et son Bac au lycée John F. Kennedy. Elle s'inscrit à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l'Ucad où elle obtient sa maîtrise en droit.

Présentement, elle est doctorante. Aux candidates pour le concours des élèves commissaires de police, Tabara Ndiaye conseille de s'armer de détermination et de courage. « Ce n'est pas facile, mais ce n'est pas pour autant impossible.

Dans la vie, il faut savoir ce que l'on veut et se donner les moyens d'atteindre ses objectifs. Il faut être mentalement fort. On fait croire qu'il faut forcement connaître le droit pour réussir au concours de la police. Il n'en est rien. Des gens qui n'ont jamais fait le droit ont réussi au concours », informe-t-elle.

Mme la commissaire Tabara Ndiaye a servi à la brigade des mœurs à la sûreté urbaine de Dakar (2014). Elle a été adjointe au chef de service des Renseignements généraux de Dakar (2015), adjoint au commissaire central de Guédiawaye (2016).

Elle a été chef de service du commissariat d'arrondissement de Thiaroye (2016-2017). Présentement, elle est, depuis le 12 avril 2017, chef du Bureau des relations publiques de la police nationale. Mme le commissaire ou Mme la commissaire ? « Peu importe! Je suis commissaire de police. C'est tout ce qui compte », conclut-elle.

KHADY BÈYE, FEMME MÉCANO

Fille d'un technicien en mécanique, Khady Bèye n'est pas allée chercher loin pour trouver sa vocation. Celle qui a marché sur les traces de son papa est, elle aussi, devenue, à force de persévérance, une technicienne en mécanique. A son honneur et à celui des femmes!

«Un jour, il a fallu montrer ma poitrine à un collègue allemand venu au Sénégal dans le cadre d'un stage pour qu'il soit convaincu de ma féminité », affirme avec un large sourire la très avenante Mme Khady Bèye Guèye, noire et bien dans sa peau.

Du fait qu'elle affichait ardeur et détermination dans son travail, les gens en arrivaient à sérieusement douter de son statut de femme. Normal, Khady a choisi un métier qui, à l'époque, attirait peu d'éléments féminins : la mécanique générale.

Elle a cédé à la tentation et a surtout succombé à l'influence familiale. « Mon père était mécanicien. Tous mes frères s'activaient également dans ce domaine. J'ai naturellement voulu embrasser ce métier», nous dit-elle.

Avec l'aval d'une famille très compréhensive, elle décide de suivre les pas du père. Pour réussir dans ce milieu réputé macho, il faut se donner les moyens.

Khady intègre cette donne et décide de se former dans des écoles reconnues. Elle s'inscrit à l'Asafin, une école spécialisée en formation mécanique. Elle a également fait ses humanités à la Direction du service du matériel (Dsm).

Elle va passer six ans pour l'acquisition de connaissances dans son domaine de prédilection. Elle était, dans sa promotion, avec deux autres femmes. Ses premiers pas comme stagiaire sont ponctués de préjugés. «Les gens étaient surpris de voir une fille débarquer dans les ateliers.

Cela était d'autant plus impressionnant que j'étais la deuxième femme à occuper ce poste au sein de la Sotrac, aujourd'hui Dakar Dem Dikk (Dkk)», rappelle-t-elle. Dans les ateliers, elle se refuse de porter des boucles d'oreilles.

La nostalgie des ateliers

La casquette toujours vissée sur la tête, elle était dans un accoutrement masculin, corrigeant des vilebrequins, veillant sur les culasses, rectifiant les tambours, etc. Le travail de la mécanique peut parfois s'avérer physique. Khady, déterminée à mettre de son côté toutes les chances de réussite, s'adonnait quotidiennement à son sport.

Après cinq ans passés à s'activer dans les ateliers de la société Dakar Dem Dikk, elle est finalement affectée au bureau d'ordonnancement où elle fait aujourd'hui office d'assistante de direction. Entre quatre murs, dans un calme serein, on est dans une salle d'accueil bien décorée.

Bienvenue dans l'antre de Khady Bèye. La mécanicienne devenue assistante de direction. Du fait de sa connaissance du métier de la mécanique, elle a été promue à ce poste où son savoir est utile. Epouse et mère, Khady n'est pas allée très loin pour trouver chaussure à son pied.

Et oui, son époux est également technicien en mécanique officiant dans la même entreprise. La complicité du couple permet de surmonter les aléas du métier.

Devenue assistante de direction, Khady se remémore avec nostalgie l'ambiance animée des ateliers. Le bruit, le grincement des outils, les va-et-vient, etc. Et si un jour un de ses enfants décide d'embrasser ce métier, elle dit être dans les dispositions de l'y encourager.

«C'est un métier comme tous les autres. C'est vrai, le milieu est essentiellement dominé par les hommes. Mais, il n'y a pas de péril pour les femmes», affirme-t-elle. Elle encourage les femmes à davantage venir vers cette profession.

«Il n'y a pas de métiers exclusivement réservés aux hommes», insiste-t-elle. Des anecdotes, Khady en dispose. Une fois elle était à bord d'une voiture, une crevaison intervient au mauvais moment. De tout le véhicule, elle était la seule à maîtriser la mécanique. Elle décide dès lors de prendre les devants. «J'étais très bien habillée.

Mais, j'ai tout même décidé d'oublier mon accoutrement. Je sors, installe une cale sous le pneu, desserre les boulons, tire le pneu endommagé et mets la roue de secours en un temps record. Les gens étaient surpris. Certains automobilistes, séduits, s'étaient immobilisés. Comme quoi, ce que l'homme peut faire, la femme le peut aussi », conclut-elle.

NDEYE FATOU NDIAYE, FEMME LEADER A THIES : MILITANTE DU DÉVELOPPEMENT

Le Ndoucounane à sa lionne, elle s'appelle Mata Sy Diallo. Le Baol aussi, elle s'appelle Aïda Mbodj. Moins connue que les deux premières, la lionne du Diobass, elle, s'appelle Ndèye Fatou Ndiaye.

Militante désintéressée, combattante infatigable pour le développement, elle a fini par obtenir une signature crédible auprès des partenaires au développement. Son ambition est de sortir ces milliers de femmes de la région de Thiès de la pauvreté.

Ndèye Fatou Ndiaye est un nom familier, très familier même au Sénégal. Mais dans le Diobass, celle qui le porte n'est ni une lendore encore moins une gouapeuse. Elle symbolise l'action désintéressée, disons un engagement communautaire.

Elle se donne à fond pour doter ses concitoyennes de ressources leur permettant de subsister. Ndèye Fatou Ndiaye de Notto comme on aime à l'appeler dans cette localité à un «parti» qui s'appelle le développement. Elle a une cause qui s'appelle «la femme», un objectif qui est de l'autonomiser financièrement et matériellement.

A force d'engagement, le mot «développement» finit par être un identifiant à son nom. «Connaissez-vous Ndèye Fatou Ndiaye ? », demande-t-on de façon spontanée à des confrères. «Laquelle ? Celle qui fait du développement ?», répondent-ils en chœur.

Présidente du comité consultatif des femmes du département de Thiès, présidente de l'Union des groupements féminins pour le développement de Notto, présidente du Cadre local de concertation des organisations de producteurs (Clcop), présidente du comité de crédit d'une institution de microfinance dans le département de Thiès, Diourbel jusqu'à Daara Djoloff... Et quoi encore ? La liste est longue, très longue même.

Quand cette mignarde au teint noir d'ébène, épouse et mère, parle du développement, les mots lui viennent du cœur. Son âge, une énigme. Disons la quarantaine bien sonnée.

Mais une chose est sûre, selon un journaliste d'une radio locale basée à Thiès, Ndèye Fatou Ndiaye a consacré les deux-tiers de sa vie à faire du développement. Elle connaît l'alpha et l'oméga de ce domaine.

Les concepts, elle les manipule à sa guise. Ne dit-on pas que c'est en forgeant qu'on devient forgeron. «J'ai commencé à m'investir dans le développement en 1989», précise-t-elle.

Depuis, elle porte, à elle seule, sur ses frêles épaules, l'espoir des milliers de femmes du département de Thiès. Consciente de la lourdeur de sa mission, Ndèye Fatou ne perd pas de temps dans des futilités.

Ses jours, ses heures, ses minutes sont précieux. Elle est dans les réunions, séminaires et à la recherche de partenaires. Elle multiplie les initiatives sur le terrain pour éviter de former de vaines espérances.

Mais, son engagement pour le développement n'altère en rien les valeurs sociales qu'elle incarne. Elle est souriante et d'un commerce facile. Au premier coup de fil, elle décroche son téléphone.

« Seck, je passe à ton bureau vers 17 heures, je suis dans un séminaire ». Ainsi, le rendez-vous est fixé. Quelle humilité ! C'est certainement ce qui lui vaut la confiance et l'estime de ses paires. L'Union pour le développement de Notto qu'elle dirige regroupe 69 groupements de femmes dont 11 de la zone de Sanghé.

Aussi, lorsqu'il s'est agi de mettre sur pied le comité consultatif de la femme, toutes les pensées des femmes du département de Thiès sont tournées vers elle.

Egalement en 2014, lors de la création d'une fédération des professionnels de l'agro-alimentaire de la région de Thiès, les actrices du secteur l'ont portée unanimement à la tête de la structure. Et pourtant rien ne lui prédestinait il un tel avenir. Ni sa scolarité, ni son environnement, elle qui avait abandonné l'école en classe de 4e pour aider sa maman, maladive, dans les travaux.

MARIAMA, LA BRAVE DU MARCHÉ «JOOLA»

Travailleuse rigoureuse, cette bonne élève, qui a quitté les bancs en classe de seconde, est devenue mareyeuse. La battante acharnée avance dans la sérénité et la dignité.

L'apparence est trompeuse. Des va-et-vient incessants, une énergie à couper le souffle, une ardeur et une application exemplaires. Mariama Faye est pourtant sur pied depuis cinq heures du matin. Sur son étal, elle expose des produits halieutiques et sert une clientèle fidèle.

Vers 17h, la dame ne présente encore aucun signe de fatigue. C'est devenu un rituel chez elle. Celle qui quitte quotidiennement son lieu de travail à 19h n'en est pas pour autant abattue. Mère et soutien de famille, elle travaille pour gagner sa vie à la sueur de son front.

Mariama Faye est commerçante mareyeuse au marché le « Joola » situé à Pikine. Elle est également représentante du secrétaire général des femmes actrices du secteur informel. La mareyeuse commercialise des produits halieutiques : du poisson séché et salé, des fruits de mer, carpes, moules, huitres, crustacés, crevettes et autres.

Depuis 1992, cette bonne dame s'active dans ce secteur. Elle a débuté son activité au marché le « Joola » alors installé dans l'enceinte du Port autonome de Dakar. C'est sur recommandation de sa maman, elle-même mareyeuse, qu'elle a rejoint ce secteur d'activités.

Dès son arrivée, elle est, du fait de ses études relativement poussées, élue membre du bureau de l'association. Elle est l'ajointe à la présidente.

Le marché le « Joola » a ceci de particulier qu'il est exclusivement féminin. Seuls les porteurs de marchandises sont des hommes. « Ces braves dames sont pour l'essentiel des soutiens de familles.

Certaines sont des veuves qui paient la scolarité et font vivre leurs enfants avec les revenus tirés de leur activité commerciale. Elles s'acquittent aussi des frais du loyer », informe Mariama Faye.

Celle qui a poussé ses études jusqu'en classe de seconde, n'est pas pour autant la plus diplômée du marché. Ici, on trouve des personnes qui ont une maîtrise en économie.

Ce sont, pour la plupart, des personnes qui ont toujours cherché du travail, mais en vain. Refusant de rester les bras croisés, elles ont décidé de venir au marché pour y gagner dignement leur vie », renseigne-t-elle.

Mariama Faye, qui salue la posture accueillante des mareyeurs trouvés sur place, déplore cependant le manque d'accès des femmes évoluant dans le secteur informel aux banques. «Nous nous rabattons sur les mutuelles d'épargne de crédit où nous sommes souvent l'objet d'arnaque », déplore-t-elle.

Ces dames dénoncent les taux d'intérêts exorbitants pratiqués par ces institutions de microfinance. «Nous nous battons pour entretenir nos enfants.

C'est pourquoi, nous appelons le gouvernement à nous appuyer dans le financement de nos activités», lance-t-elle. Ces femmes mareyeuses, dont l'activité pourrait être perturbée par le passage du Train express régional (Ter), invitent les autorités à leur trouver une solution de rechange.

DÉGUÈNE MBENGUE, UNE DES RARES EXPLOITANTES FORESTIÈRES DE TAMBA

Déguène Mbengue, exploitante forestière à Tambacounda, fait partie du lot des braves femmes qui s'illustrent dans leur activité. Elle capitalise vingt ans d'expériences dans le commerce du bois.

Le soleil est au zetnith. La chaleur impose sa loi. Une canicule sur fond de chaleur gagne Tambacounda. Cette flamme torride ne décourage en rien Déguéne Mbengue. Munie de sa pelle, elle remue terre, malaxe sable, fait recours à l'engrais. Elle s'occupe de son jardin avec une détermination que rien ne saurait remettre en cause.

Bienvenue dans l'univers de cette battante de l'ombre. Au-delà de s'adonner à son travail, Déguéne participe à lutter contre l'avancée du désert. Pourquoi tant d'ardeur et de motivation ?

«Tout ce que j'ai obtenu dans ma vie, je le dois à l'exploitation du bois d'œuvre. Je ne saurais regarder nos massifs forestiers disparaître, surtout que le service des Eaux et Forêts a fini de nous convaincre des opportunités de remplacer les arbres exploités», souligne t-elle.

Cette approche participe également à la lutte contre l'insécurité alimentaire. Déguène avoue avoir construit sa demeure et entretenir ses enfants grâce à la vente de bois. Elle invite alors les femmes à investir ce secteur.

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