13 Mars 2018

Sénégal: Agropoles intégrés - Le premier sera implanté au Sud

La zone sud du pays va accueillir le premier des trois « Agropoles intégrés ». Les travaux de construction devraient démarrer avant la fin de cette année, a annoncé, hier, le Directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent, à l'occasion de l'atelier sur les orientations stratégiques qui doivent guider la phase de maturation de ce projet phare.

Le processus de structuration du projet « Agropoles intégrés » figurant en bonne place dans le Plan Sénégal émergent est lancé. Et c'est la zone Sud du pays qui va en accueillir le premier prototype. Le démarrage des travaux de construction de cette zone agro-industrielle est prévu d'ici à la fin de l'année, a annoncé Ibrahima Wade, Directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Pse. Il présidait, hier, un atelier portant sur les orientations stratégiques qui doivent en guider la phase de maturation. Autour de lui, il y avait les principaux acteurs de l'administration, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers qui avaient manifesté leur intérêt pour ce projet ainsi que les experts du Delivery Unit (Pemandu) de la Malaisie pays dont le Sénégal veut s'inspirer pour développer ce projet phare du Pse.

Les conclusions qui résulteront de cette rencontre vont servir à définir les travaux à réaliser à l'occasion de l'atelier de travail intensif, dénommé Lab, prévu le 16 avril prochain. « C'est à l'issue de cette rencontre du mois d'avril que seront définies les modalités d'exécution techniques du projet, les objectifs chiffrés escomptés ainsi que les concours financiers attendus de l'État et des partenaires privés engagés », a expliqué M. Wade.

Il est prévu la création de trois agropoles au Sénégal : un dans la zone nord, un autre dans la zone centre et un troisième dans le sud du Sénégal. L'objectif visé à travers ces plateformes est de renforcer la création de valeurs ajoutées par la transformation industrielle des produits agricoles et surtout la réduction de la dépendance aux importations de produits agroalimentaires. « Au regard des records de productions enregistrés après trois an de mise en œuvre des projets phares du volet agricole du Pse notamment une production de 1,05 million de tonnes de riz paddy, 1,3 million de tonnes de fruits et légumes, 1,4 million de tonnes d'arachide et 63.000 tonnes de volaille industrielle, le projet de création de ces trois agropoles intégrés revêt un caractère important pour la consolidation de cette dynamique de performance productive ainsi que pour le passage à l'échelle en termes de création de valeurs ajoutées », a déclaré Ibrahima Wade.

Pour le premier Agropole dans le sud pays, il a été décidé d'appliquer la méthodologie du « Big Fast Results » développée en 2009 en Malaisie et qui a fini de montrer sa pertinence dans 23 pays à travers plus de 100.000 projets de structuration et de mise en œuvre de grands projets de transformation structurelle.

Partenariat avec Pemandu

Le Bureau opérationnel de suivi du Pse a noué un partenariat avec Pemandu, la structure chargée de la mise en œuvre de cette approche depuis décembre 2016. La décision de commencer par la zone sud a été actée à la suite de travaux préliminaires réalisés par le Groupe de travail national regroupant tous les acteurs clé. Ce choix a été confirmé récemment. « Une mission de terrain de trois jours a été menée courant mars en présence de tous les acteurs impliqués. Elle a permis de confirmer la pertinence du choix porté sur la zone sud ainsi que la forte attente des acteurs des trois régions de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor », a fait savoir Ibrahima Wade. La task force territoriale sud a été mise en place autour des gouverneurs des trois régions qui seront chargés de coordonner localement la mise en place de ce projet, a-t-il ajouté. Pour le Directeur général de l'Isra, Alioune Fall, il est nécessaire de dégager des stratégies permettant de rendre durable la croissance notée actuellement.

Dans cette optique, il est d'avis que les Agropoles peuvent constituer une voie de salut. « Faire de la croissance est une chose, la rendre durable en est une autre. Pour ce faire, il faut améliorer l'environnement de la production et de la transformation, connecter les services et les acteurs, développer la recherche et le conseil agricole. Les Agropoles donnent toutes ces opportunités », a-t-il indiqué. Le représentant du ministre de l'Industrie et des Petites et Moyennes industries, Ibra Guèye Dioum, a abondé dans le même sens.

Pour avoir un taux de croissance durable, il estime qu'il faut une industrie et une agriculture performante. « La politique industrielle du Sénégal s'appuie beaucoup sur l'agriculture. Si l'on arrive à transformer les produits agricoles, on pourra non seulement faire de la valeur ajoutée mais aussi éviter la déperdition post-récolte qui constitue une perte de revenus pour les agriculteurs », a-t-il soutenu. Et M. Dioum rappelle que le gouvernement est en train d'actualiser la politique industrielle du Sénégal pour essayer d'embrasser le nouveau chantier moderne de l'industrialisation et essayer de positionner le Sénégal dans cet environnement industriel.

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