7 Mars 2018

Congo-Kinshasa: Kabila et les 7 principaux opérateurs miniers

L'enjeu porte sur la révision de certaines dispositions du nouveau code minier congolais qui ne satisfait pas les groupes miniers, notamment à cause de la hausse de la redevance sur le cobalt et le cuivre.

Le face-à-face tant attendu entre le président Joseph Kabila et les patrons des géants miniers de la RDC a lieu à Kinshasa. Outre les sept chefs d'entreprises, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, et Albert Yuma, président du patronat congolais, ont pris part à cette rencontre.

Pour ce groupe de sept gestionnaires de milliards de dollars d'investissements miniers à travers le monde, il est question d'obtenir du président Kabila la réouverture des négociations sur certaines dispositions qu'il désapprouve dans le code minier révisé en instance de promulgation.

Il s'agit de demander au président Kabila de renvoyer cette loi au Parlement afin d'accéder aux préoccupations de l'industrie minière.

Autre aspect de leurs préoccupations, c'est le climat morose qui règne au sein de la fédération des entreprises du Congo, FEC, qui, à travers sa chambre des mines, n'a pas réussi à assurer indépendamment et de manière efficace l'interface avec le gouvernement et le Parlement dans la phase finale des discussions autour du code minier.

Les ONG font pression sur Kabila

Entre temps, plusieurs ONG de la société civile ne cessent d'augmenter leur pression sur le chef de l'Etat afin qu'il promulgue, toute affaire cessante, le code minier, pour pouvoir faire bénéficier le pays du nouveau cycle du boom minier qui commence.

Jérôme Sekana est président de l'ONG "Toile d'araignée" qui regroupe plusieurs journalistes économiques. "Il y a 35 ONG, y compris la nôtre, qui se sont prononcées pour pousser le chef de l'Etat à promulguer le code. Parce que pour une fois, la population va pouvoir profiter des retombées de l'embellie", explique-t-il.

"Nous vivons une embellie des matières premières, notamment le cobalt, le cuivre, et même le coltan sur le marché international. Aujourd'hui, la tonne métrique du cobalt est à 80 000 dollars américains. Les entreprises disent qu'elles veulent partir, mais c'est du chantage. Elles ne vont pas partir! L'argent, on peut en trouver partout. Maisce n'est pas le cas des minerais. Notre sous-sol regorge de plus de 60% de cuivre, de cobalt et de coltan. S'ils ne veulent pas se conformer au code, certes nous aurons des difficultés, mais d'autres partenaires viendront", affirme-t-il, convaincu.

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