14 Mars 2018

Togo: Rencontre Gouvernement-CSET - Ce qu'ils se sont dits...

communiqué de presse

Le mardi, 13 mars 2018, s'est tenue une rencontre entre une délégation du Bureau National de la CSET conduite par le coordinateur, ATSOU-ATCHA et le gouvernement représenté par le ministre de la Fonction Publique et celui des Enseignements Primaire et Secondaire et de la Formation Professionnelle sur invitation de ces derniers.

Les échanges se résument en deux grandes parties :

- un exposé fait par les ministres ;

et la réaction de la délégation du Bureau National.

Au titre de l'exposé des deux ministres, on retient pour l'essentiel ce qui suit :

L'objectif de la rencontre selon les ministres était de discuter des incompréhensions qui persistent au sujet du protocole d'accord en vue, car, disent-ils, plus il y a des rencontres, plus les incompréhensions s'accroissent.

Cette rencontre devrait alors consister à relever les inquiétudes de la coordination afin de réfléchir ensemble sur les moyens pouvant conduire à une compréhension mutuelle avant la signature du protocole d'accord attendue dans les prochains jours.

Il faut ajouter ici que d'après l'explication du ministre de la Fonction Publique, le ministre de l'Économie et des Finances est en voyage et ne revient que vendredi, raison pour laquelle la rencontre du Groupe de Travail prévue ce même mardi a été reportée à plus tard.

Dans leur développement, les ministres ont rappelé une fois encore que le gouvernement éprouve de sérieuses difficultés financières pour répondre aux doléances de la CSET en ce qui concerne l'octroi des primes et indemnités aux enseignants pour le compte de l'année 2018 et une amélioration de l'enveloppe prévue pour 2019.

Même la proposition des deux milliards de nos francs pour 2019 à affecter aux primes et indemnités relève d'une décision politique qui va à l'encontre des prévisions des services des finances, nous apprend-on. Si cela ne tenait qu'au ministre de l'économie et des finances, techniquement parlant, rien ne saurait être accordé aux enseignants jusqu'en 2019, selon les représentants du gouvernement.

Il a été également démontré que suite à des pertes des dizaines de milliards provoquées par la crise politique, le collectif budgétaire prévu pour novembre est renvoyé au premier semestre de l'année.

Selon les mêmes explications, à vouloir à tout prix forcer la satisfaction des doléances syndicales actuelles, l'État togolais court le risque d'un grand déficit budgétaire, voire une faillite dont les conséquences conduiront par exemple à une réduction des dépenses, à la suspension de nouveaux recrutements dans la fonction publique, au blocage des avancements, etc.

Pour finir, les ministres souhaitent que toutes les parties parviennent absolument à un accord qui tienne compte des contraintes budgétaires et de la satisfaction réaliste des revendications syndicales. Il a été également demandé à la coordination de faire un travail de pédagogie à l'endroit de sa base pour permettre le retour au calme en milieu scolaire.

La délégation du Bureau National de la CSET a tenu à remercier les ministres et soulevé les inquiétudes ci-après :

Suite à toutes les explications et démonstrations, la seule chose dont la coordination a besoin pour calmer les camarades reste la prise en compte des doléances exprimées lors de la rencontre précédente. Il s'agit de revoir à la hausse l'enveloppe des deux milliards prévus pour 2019 et de faire une proposition acceptable pour 2018.

La délégation du Bureau National a fait savoir que le gouvernement ne lui rend pas la tâche facile par manque de nouvelles propositions concrètes pour qu'elle puisse convaincre la base toujours restée sur sa soif.

Le problème de l'arrestation du camarade Pelelem Claude et des actes de violences commis sur les autres camarades enseignants venus sur les lieux de sa détention a été soulevé.

Le Bureau National a fait savoir que ces actes regrettables ne sont pas de nature à ramener l'accalmie dans nos écoles comme souhaité.

En réponse, les ministres ont avoué ne pas savoir le motif pour lequel le camarade Pelelem a été arrêté. Ils ont promis aller aux informations pour qu'une solution soit vite trouvée à cet incident avant de nous rassurer que rien de grave n'arrivera au collègue.

*NB* : La rencontre a eu lieu avant l'information sur les autres camarades arrêtés.

Fait à Lomé, le 13 mars 2018.

Le Rapporteur,

*Joachin SONOUKOU*

Togo

Le président de la Céni annonce des élections locales et un référendum

La Commission électorale nationale indépendante, contestée par la coalition de l'opposition,… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Télégramme228. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.