14 Mars 2018

Congo-Kinshasa: Une base de la MONUSCO installée - Ituri - Déjà "100 morts, plus de 300.000 déplacés... "

Photo: OCHA/Eve Sabbagh
Province du Tanganyika, RDC : une femme cuisine à Katanika, un site à quelques kilomètres de Kalémie, où plus de 6.000 familles se sont réfugiées pour fuir la violence interethnique croissante dans la région.

D'après les chiffres de la mission onusienne en République Démocratique du Congo, les violences en territoire d'Ituri ont déjà causé près de 100 morts et plus de 300.000 déplacés.

A ce bilan, il est ajouté, par le Vice-gouverneur de cette province, 2000 cases brûlées. En cette phase pré-électorale, le conflit à la nature confuse qui sème insécurité et désolation en Ituri crée bien d'appréhensions au sein de l'opinion. C'est particulièrement lorsque plus d'un congolais réfléchissent sur les propos de Nangaa, le président de la CENI, quant aux risques que ces violences pourraient avoir sur la tenue effective des élections dans le temps imparti. Conscient de la situation sur terrain, Henri Mova, le nouveau Ministre de la Sécurité Intérieur, accompagné des autorités civiles et sécuritaires, y avait, il y a peu, fait une descente. Pour sa part, la Mission des Nations Unies au Congo-Kinshasa vient de déployer une nouvelle base militaire à 20 Km de Bunia, dans la localité de Lita, en Ituri.

La nouvelle a été rendue publique lors de la conférence hebdomadaire de la Monusco d'hier. Il sied de signaler que bien avant, des bases temporaires avaient été installées à Djugu, puis à Blukwa et Fataki.

«Ces actions se poursuivront par d'autres déploiements dans les prochains jours. En outre, les troupes onusiennes déployées dans ces zones ont intensifié leurs opérations par la projection d'un haut niveau de patrouilles et de déploiements robustes pour aider à assurer une protection dynamique des civils », a confié le porte-parole militaire par intérim de la MONUSCO, Commandant Adil Essherir, en vidéo conférence depuis Goma. Dans un mot précédent, David Gressly, adjoint de Leila Zerrougui, lançait : «Nous avons déployé notre force sur le terrain. On va rester là-bas pour la durée nécessaire. Notre réserve qui était basée à Kisangani est venue en Ituri pour être déployée. Ça va faciliter l'accès sur le terrain dans certains endroits».

La Monusco rassure les FARDC

Malgré les désaccords sur des dossiers politiques notamment, sur la problématique du retrait progressif de la force onusienne au pays, la Monusco et les Fardc consolident leur collaboration. La gestion du dossier de violence en Ituri entre dans le lot des patates chaudes à refroidir. C'est ainsi que le 12 mars 2018, David Gressly, Représentant spécial adjoint d'Antonio Guterres, a rencontré le nouveau Vice-Premier Ministre de l'Intérieur le 12 mars 2018 à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri. La Monusco aurait, à cette occasion, assuré la partie congolaise de son appui logistique à Djugu, territoire où des heurts sont signalés.

Apprendre d"'Amani Leo"

Un rendez-vous de quatre jours s'est ouvert depuis le mercredi 14 mars 2018 et porte sur l'évaluation des accords sur l'opération "amani leo" signé pour la paix dans les deux Kivus. Présent à ces assises, le Vice-gouverneur de l'Ituri promet d'apprendre comment mener la même approche dans sa province. «Nous partons de l'expérience. Ça fait dix ans maintenant qu'il y a eu signature d'un protocole d'accord dans le cadre du programme Amani Leo. Nous allons voir aussi comment est-ce que nous pouvons appliquer cette approche chez nous et voir un peu comment est-ce que nous pouvons préparer les assises du genre», a dit Pacifique Keta.

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