16 Mars 2018

Cote d'Ivoire: Crise dans le secteur des pompes funèbres - Synepof-ci et Synpofu-ci réaffirment leur soutien à Ivosep

Deux des trois syndicats de la fédération des syndicats de pompes funèbres ne se reconnaissent pas dans le mot d'ordre de grève lancé par le troisième syndicat.

Le Syndicat national des entreprises des pompes funèbres en Côte d'Ivoire (Synepof-ci) et le Syndicat national des pompes funèbres en Côte d'Ivoire (Synpofu-ci) sont montés au créneau pour donner leur position face à la crise qui secoue le secteur des services des pompes funèbres. C'était ce vendredi 16 mars 2018, au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue à Astoria Palace, à Yopougon. Dié Seydou Alexis, président du Synepof-ci, parlant au nom des deux syndicats, a donné les motivations de cette rencontre avant de présenter les faits et donner leur position.

« Cette conférence est une réponse aux nombreuses menaces de mort et agressions que nous avons subies. Nous voulons donc prendre à témoin l'opinion nationale et internationale sur ces agissements qui sont contraires aux dispositions légales en vigueur dans notre corporation », a-t-il situé d'emblée.

Poursuivant sur sa lancée, Dié Seydou a révélé que le 8 mars, alors que les membres du Synepof-ci et Synpopfu-ci vaquaient à leurs tâches professionnelles, conformément à l'accord de principe conclu avec Ivosep, des individus, se réclamant du Synpofu-ci de Kra Boniface, ont investi leurs locaux aux fins de les empêcher de travailler. Et ce, au motif qu'un mot d'ordre de grève aurait été lancé dans leur corporation.

« Cette autre agression vient après une série d'autres. Nos membres sont victimes d'agressions de tous ordres. J'en veux pour preuve l'agression à son domicile de Bahi Hortense par des individus armés de kalash et récemment en février, des menaces de mort proférées à mon endroit. Chose édifiante, c'est que les agresseurs prétendent agir ainsi pour prendre l'argent que Ivosep nous donne pour notre collaboration ».

Face donc à une « telle dérive de la part d'individus se réclamant du Synepofu-ci de Kra Boniface », le synpofu-ci et le Synepof-ci « condamnent ces actes de violences ; ne se reconnaissent pas dans la prétendue grève invoquée par des individus prétendant défendre la cause des syndicats ; réaffirment leur indéfectible attachement à l'accord qui les lie à Ivosep et enfin, s'engagent à mettre tout en œuvre pour garantir à leur clientèle, de meilleurs services et ce, conforment aux valeurs légales et morales et à la déontologie de leur corporation », a énoncé Dié Seydou Alexis qui s'explique difficilement cette situation qui trouve sa solution dans la loi en vigueur.

C'est que depuis 1966, une décision de l'État a conféré à Ivosep le monopole de la gestion de l'ensemble des services funèbres dans le district d'Abidjan, à l'exclusion des autres structures existantes.

« Jusqu'à ce que l'État ne libéralise le secteur, nous, nous sommes respectueux de la loi. C'est pourquoi, fort de cette loi, nous avons approché le district afin de permettre aux autres structures de continuer d'exercer leurs activités en marge du monopole d'Ivosep. Le district nous a invités à discuter directement avec Ivosep. C'est ainsi qu'en 2017, le Synpofu-ci, le Synepof-ci et le Synpofu-ci de Kra Boniface, regroupés en fédération, ont entamé une série de discussions. Mais contre toute attente, le Syndicat de Kra Boniface s'est retiré des négociations. Nous avons poursuivi et finalement en mars 2017, nous avons obtenu un accord de partenariat selon lequel Ivosep nous autorisait à lui fournir nos produits selon un cahier des charges bien défini. Nous ne comprenons donc pas l'attitude du Synpofu-ci qui veut nous empêcher d'exercer légalement nos activités », a expliqué le président du Synepof-ci avant d'appeler à la vigilance et à la retenue.

« Nous avons observé que nos camarades prétendent être 211 entreprises avec 1500 employés et 5000 membres de leur famille au seuil de la pauvreté. C'est simplement de l'intoxication. En 2015, le District a fait un recensement des entreprises fabricantes de cercueils sur l'ensemble de son territoire. Il a enregistré 68 entreprises. Il est donc aujourd'hui malséant d'avancer de tels chiffres parce que nos camarades ne peuvent pas prouver l'existence juridique, physique et administratif de ces entreprises. J'appelle donc nos amis à la retenue afin que nous travaillions tous au développement de nos entreprises », a lancé en guise de conclusion Dié Seydou Alexis.

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