Mauritanie: Ouverture de la semaine de la langue française et de la Francophonie

C'est parti pour la Semaine de la langue française et de la Francophonie, avec une ouverture officielle, ce samedi 17 Mars, à la Chambre de Commerce, d'Industrie et de l'Agriculture de Mauritanie (CCIAM).

Cette année, la Semaine de la langue française et de la Francophonie se fête dans un contexte marqué par des "attaques" ouvertes contre la langue française par certains milieux intellectuels arabophones. Adepte du plurilinguisme, le président de l'Association mauritanienne pour la francophonie (Amf), Ahmed Hamza, a rappelé à cet effet que les langues ne se faisaient pas la guerre mais s'enrichissaient mutuellement.

"Ces deux langues, l'arabe et le français, ne sont pas des langues concurrentes comme certains le prétendent mais bien des langues complémentaires, entre elles et avec les autres langues du pays, le pulaar, le soninké et le wolof notamment", a affirmé Ahmed Hamza.

Cette année, l'invitée d'honneur de la Semaine de la langue française et de la francophonie est Mme Aissata Kane, ancienne ministre sous Moktar Ould Daddah.

Dans un mot prononcé pour la circonstance, l'ambassadeur français en Mauritanie, Joël Meyer, a rendu un vibrant hommage à tous ces mauritaniens qui font vivre la langue française en Mauritanie, notamment les écrivains.

"La langue française en Mauritanie a toute sa place aux côtés de la langue officielle, l'arabe, dont elle n'est évidemment pas la concurrente, et aux côtés des langues nationales", a déclaré M. Meyer.

"Je suis fier d'être francophile et francophone, ce que j'assume", a dit de son côté le Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Sidi Ould Salem, présent à la cérémonie d'ouverture de la Semaine de la langue française et de la francophonie.

"Le français est un outil très important pour notre pays dans notre système éducatif avec bien sûr d'autres langues. Penser qu'il concurrence l'arabe est une hérésie. L'arabe est la langue du Coran, l'arabe est notre patrimoine national, l'arabe est notre langue nationale.

Mais, la nécessité de se développer, de changer nous oblige à s'ouvrir sur le monde et c'est un combat gagné. Par des périodes, nous avons perdu sur ce terrain et c'est dommage pour notre jeunesse et pour notre pays", a ajouté M. Salem.

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