19 Mars 2018

Burkina Faso: Commune de Saaba - Les Services d'Abdoul divisent les militants MPP

L'affaire des parcelles d'Abdoul Services, les fausses délibérations et bien d'autres sujets divisent les militants du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) à Saaba. Le 18 mars 2018, une rencontre était initiée pour clarifier cette situation trouble.

Un rendez-vous qui, finalement, a été consacré à la rencontre du bureau politique national concernant le renouvellement des délégués et des membres de la fédération du Centre, section du Kadiogo. Certains, qui n'en démordent pas, ont demandé l'amendement de l'ordre du jour en vue d'y ajouter le point « la vie du parti » à Saaba. Le maire Joseph Dipama, visé par cette grogne, n'a pas voulu ouvrir cette brèche. S'en sont suivies des passes d'armes.

La rencontre des militants MPP de Saaba était houleuse, voire explosive. Remontés contre le SG de la section MPP de Saaba et maire de cette commune, ils attendaient de lui des clarifications sur les fausses délibérations, les dons de parcelles de la part d'Abdoul Services International ; une soif qui ne sera pas étanchée. En tout cas, pas ce jour.

Peu avant 11 heures, heure à laquelle devait commencer la rencontre, les portes sur lesquelles sont accrochées les banderoles où on peut lire «MPP Saaba toujours présent pour la victoire !» étaient toujours fermées. Les militants arrivent au compte-gouttes et tiennent des conciliabules à l'abri des rayons du soleil, sous les arbres.

A 11 heures passées de quelques dizaines de minutes, celui qui doit présider la rencontre, le SG de la sous-section MPP et maire de la commune, Joseph Dipama, arrive dans une grosse cylindrée de marque Toyota 4-Runner.

L'objet de la réunion : faire le point de la rencontre avec le bureau politique national, tenue le 10 mars et ayant porté sur le renouvellement des membres de la fédération et des délégués du parti. Ce fut un contre-pied pour ceux qui souhaitaient des éclairages sur l'affaire des parcelles, les fausses délibérations...

L'ordre du jour à peine énoncé, des doigts se sont pointés en l'air pour demander son amendement. L'ambiance dans la salle des fêtes révèle les dissensions qui rythment la vie du parti à Saaba. Certains chuchotent à l'oreille de leurs voisins : « Comme il y a des problèmes au sein du parti à Saaba, est-ce que l'on ne peut pas ajouter un autre point qui s'intitulera la vie du parti à Saaba ? »

Cela a été préconisé par Landry Ouangraoua. Mais le SG préfère que l'on s'en tienne à la mise en place des structures du parti. Dans la salle, le désir d'amender l'ordre du jour se fait de plus en plus pressant. Serges Sawadogo, lui , estime également qu'il faut inscrire à l'ordre du jour ce point qui ne semble pas faire l'unanimité et ce d'autant plus que l'information qui fait l'objet de la rencontre est désuète du moment où la date butoir des dépôts de dossiers est passée (17 mars à 18 heures).

« Pourquoi c'est huit jours après que nous avons l'information ? Nous vous soupçonnons déjà de faire des manigances dans le dépôt des dossiers. L'ordre du jour n'a pas été fait en respectant les règles du parti», s'est-il indigné.

Passes d'armes entre le maire et des militants

Une trentaine de minutes s'écoulent. Les militants multiplient les arguments pour faire inscrire le nouveau point à l'ordre du jour. Pour le maire, qui ne veut visiblement pas évoquer ce sujet, il n'en est pas question.

Mais il ne manque pas d'occasion pour répondre à ses détracteurs qui lui demandent des comptes. « Il n'y a pas de problèmes au MPP Saaba. Il faut qu'on arrête de s'insulter et de se manquer de respect. Ceux qui parlent sont des jaloux », lance-t-il avant de poursuivre son compte rendu.

A la phase des questions-réponses, c'est le tour de ses adversaires de donner la réplique. L'affaire des fausses délibérations, des parcelles d'Abdoul Services International, du non-respect de la décision gouvernementale qui suspend l'attribution des terrains aux promoteurs immobiliers refont surface.

« Monsieur le Maire, vous dites de ne pas parler de la vie du parti à cette rencontre. Vous vous arrogez le droit de parler et de dire ce que vous voulez sur le sujet. Ce que vous avez dit nous blesse, nous frustre.

Cela n'est pas possible », charge le responsable des jeunes, Emmanuel Kaboré. Les esprits s'échauffent et le secrétaire général chargé de la médiation et du contrôle, Dieudonné Ilboudo, entre en scène pour tempérer les échanges. Après lui, c'est Martial Koanda, délégué, qui revient à la charge.

« Nous souhaitons qu'il y ait des explications sur l'histoire des parcelles. Sinon, nous allons vous pousser vers la sortie », martèle-t-il. Le mis en cause s'est contenté d'un « comment voulez-vous que je parle si des gens écrivent déjà dans les médias et me vilipendent sur des antennes de radios de la place ? »

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