22 Mars 2018

Libye: Mise en examen de Nicholas Sarkozy - Saif al-islam boit son petit lait de chamelle

Photo: Le Pays
Nicolas Sarkozy
analyse

Les événements se sont accélérés pour l'ancien président français, Nicholas Sarkozy. Quelques heures après avoir été placé en garde-à-vue par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, le voilà à présent mis en examen et, de surcroît, placé sous contrôle judiciaire.

Une véritable onde de choc s'il en est, dans le milieu politique français. Bien évidemment, on peut imaginer que si la Justice française en est arrivée là, elle n'a pas pris une telle décision à la légère car, après tout, c'est la réputation et le sort d'un ancien président de la République française, qui sont en jeu. Reste que cette mise en examen ne devrait pas être étrangère à la détention de preuves, d'indices graves et suffisamment concordantes, que les juges devraient certainement avoir par-devers eux. Autant dire que pour « l'homme pressé », l'horizon est en train de s'assombrir.

Certes, le mis en examen bénéficie de la présomption d'innocence et du reste, il n'a eu de cesse de nier les faits à lui reprochés dans cette enquête dite « des financements libyens », qui porte sur le financement de sa campagne électorale, celle-là même qui l'a amené en 2017 à l'Elysée. Mais il y a tout lieu de croire que l'affaire devient pour le moins corsée pour Sarkozy qui, au train où s'accumulent les ennuis judiciaires, éprouvera davantage de difficultés pour desserrer l'étau qui est en train de l'étouffer.

D'autant plus que le fils du Guide libyen, qui savoure déjà là une revanche, ne lui fera certainement pas de cadeau. Il faut dire que Saif al-Islam boit son petit lait de chamelle et se fera certainement un plaisir à agir dans le sens de faire payer, via la Justice française, à celui qui aura réclamé et fini par obtenir le scalp de son père.

Nicholas Sarkozy serait-il donc en marche vers la prison ? Ce n'est pas à exclure. Et si d'aventure il connaissait pareille fin, ce serait le comble de la honte pour cet ancien chef de l'Exécutif français, mais aussi et surtout une honte, une grosse salissure pour la France des droits de l'homme qui se veut, en plus, chantre de la démocratie.

Pour les satrapes du continent africain, une condamnation de l'intéressé, constituerait une disgrâce exquise. Car, c'est la façade de respectabilité de la France qui s'en trouverait bouzillée, à travers les sombres et scandaleuses pratiques d'un ancien délinquant à col blanc. Ces têtes couronnées du continent feraient alors valoir que l'Hexagone qui se fait passer pour un repère, est très mal placé pour donner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance à l'Afrique.

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