21 Mars 2018

Congo-Kinshasa: Difficile chemin de la croix - Jusqu'où irait Katumbi !

analyse

Un analyste pro-Majorité doute. Il considère que l'idée de mobiliser 100 milliards de dollars américains ne serait qu'une vue d'esprit.

A la limite, il pense que même s'il était soutenu, depuis certaines officines étrangères, la réalisation d'un tel pari, relève d'une stratégie propagandiste, alors que le go n'a pas encore n'a pas été donné par la Centrale électorale. Le décryptage qu'il fait de la rencontre de Johannesburg tient, dans cette tribune libre, ci-dessous, à démontrer, si besoin en était encore, l'accès au Palais de la Nation n'est pas un acquis d'avance. Bien, par contre, le chemin, fut-il de la croix, est encore long.

Tribune libre

L'ancien gouverneur du Katanga a organisé, voici quelques jours, un show politique dans un grand hôtel de Johannesburg pour, soit disant, confirmer son intention de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2018, présenter ses alliés et expliciter le projet politique qu'il compte mettre en œuvre en République Démocratique du Congo.

Alors que la propagande katumbiste prétendait que la classe politique congolaise allait déménager à Johannesburg pour ce rendez-vous, seuls, les lieutenants déjà connus, tels que Kamitatu, Sessanga, Pay pay, Endundo se sont affichés lors de cette rencontre. La grande messe promise a accouché d'une minuscule souris. Les opposants qui, pendant la même période, se sont réunis à Kinshasa, UNC-MLC-UDPS, n'ont même pas daigné citer ne fût-ce que son nom. La popularité tant chantée ne serait donc plus assurée.

La presse proche de l'Italo-zambien qui compte conquérir la République Démocratique du Congo par la voie des urnes, avait promis la publication, dans quelques jours, du programme politique qui sera celui du candidat soutenu par les lobbys impérialistes, agissant depuis Bruxelles.

En guise de programme, l'entourage de l'Italo-zambien proclame, à qui veut l'entendre, que le propriétaire de l'équipe de football « TP MAZEMBE », serait capable de mobiliser rapidement 100 Milliards USD à mettre à la disposition de son projet de société.

Il y a, ici, un mensonge qui témoigne, à la fois, du peu de sérieux de l'homme et du mépris qu'il a de l'intelligence des Congolais. La logique la plus élémentaire exige que l'on ait et que l'on connaisse le programme que l'on voudrait financer. Or, à ce jour, Monsieur Moïse Katumbi ne dispose d'aucun autre projet que celui de partager les réserves minières, forestières et agricoles de notre pays avec ses amis Belges, sous l'égide du spéculateur SOROS.

Moïse Katumbi croit pouvoir tromper les Congolais, mais en fait, il se fourvoie, lui-même. Nous connaissons les méthodes de son patron. Pour rien au monde, Soros et ses réseaux ne mettront 1/20ème de 100 Milliards USD en République Démocratique du Congo sous le prétexte que le pouvoir congolais aurait changé de mains. Ils ne l'ont fait nulle part ailleurs, ils ne le feront pas chez nous. L'ancien gouverneur du Katanga peut-il nous expliquer en échange de quoi ses prétendus amis mettraient 100 Milliards USD à notre disposition ? Combien ces spéculateurs avaient-ils placés au Katanga, alors qu'il en était le gouverneur ?

Se mettre sous la coupe du prédateur George Soros que même les dirigeants américains et européens évitent d'adouber, n'est pas seulement une bêtise mais une véritable trahison. Cet homme est connu comme un véritable spéculateur international. A ceux que ce porte-malheur pourrait intéresser, je conseille vivement de lire l'ouvrage publié par des investigateurs européens à son sujet, intitulé : « Les réseaux Soros à la conquête de l'Afrique ».

Dans ces milieux de purs spéculateurs qu'il faut distinguer des investisseurs sérieux, la pratique veut que l'on mise le strict minimum pour attendre le maximum imaginable. Quel est ce Congolais conscient du fonctionnement du monde qui accepterait d'adhérer à un tel schéma ? Si par un concours de circonstances catastrophiques, M. Katumbi, l'instrument de George Soros, arrivait à s'emparer de la Magistrature Suprême de notre pays, nous savons donc quel sera notre sort.

Assurément, Moïse Katumbi ne mérite pas d'occuper le Palais de la Nation de Kinshasa, non seulement parce qu'il est étranger à notre pays mais aussi par ce qu'il nous a déjà montré de quoi il était capable. Sa gestion du Grand Katanga a été caractérisée par un accaparement de toutes les richesses et de toutes possibilités d'affaires par un groupe extrêmement restreint, dirigé par le prédateur en chef qu'il était et qu'il reste. De plus, le programme qu'il nous propose est extrêmement dangereux pour la survie de notre pays en tant que Nation.

Au moment où les marchés de nos matières premières nous poussent à un certain optimisme, au moment où les efforts de plusieurs années pour intéresser les Congolais à l'agriculture commencent à donner quelques résultats, nous ne pouvons pas nous permettre de livrer notre pays entre des mains aussi indélicates.

A examiner Katumbi, quel que soit l'angle, il apparaît comme l'incarnation du projet de reconquête de notre pays par un groupe des spéculateurs euro-américains.

Après les nombreux efforts et les progrès constatés pendant deux législatures démocratiques, la RDC ne saurait tomber entre des mains inappropriées. Nous sommes, en effet, dans une ère de choix des hommes et des femmes intellectuellement formés, techniquement capables et d'une probité morale indiscutée et indiscutable. Car, de ce choix essentiel dépendra notre avenir.

Nous exhortons donc les Congolais à plus de prudence et à beaucoup de vigilance afin de barrer la route au projet de recolonisation économique de notre pays.

Un homme averti, en vaut deux !

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