22 Mars 2018

Sénégal: Cérémonie commune de levée de corps des victimes du crash de Missirah - Celestine Tendeng, Gregoire Diatta, Michel Coly et Philipe Biagui reposent à Saint Lazare

L'atmosphère était lourde et la tristesse se lisait sur tous les visages hier, mercredi 21 mars 2018, à la morgue de l'hôpital principal de Dakar, lors de la levée de corps de 5 des victimes du crash de l'hélicoptère de l'Armée sénégalaise, un Mi-17, survenu le mercredi 14 mars dernier à Missirah, de retour d'une mission de service sociale.

Hormis Alber Mané qui sera inhumé à Ziguinchor, Célestine Tendeng, Grégoire Diatta, Michel Coly et Philipe Biagui dont les familles ont organisé une cérémonie commune de levée de corps suivie de prières (Chapelle ardente) dites à la Paroisse Saint Pierre des Baobabs, reposent au cimetière Saint Lazare de Béthanie (Dakar).

Ils ont été tous inhumé hier soir. Parents, amis, voisins et proches, ont prié pour le repos des âmes des défunts et les ont accompagné jusqu'à leur dernière demeure. Encore sous le choc, étreints par l'émotion, certains proches et parents des victimes n'ont pas souhaité s'exprimer.

Aujourd'hui, jeudi, il sera procédé à la levée de corps de madame Sagna Eliane Diatta, autre victime du crash. Une messe sera dite en son nom aux Parcelles Assainies suivie de son inhumation le même jour à Dakar.

Pour rappel, le crash a fait 9 morts et 11 blessés. Les 3 membres de l'équipage qui y ont perdu la vie à savoir le colonel El Hadji Mamadou Touré, le capitaine Emmanuel Sarr et l'adjudant chef Thiendella Fall avaient déjà été inhumé le week-end.

La cérémonie de levée de leurs corps a eu lieu au camp Dial Diop, samedi dernier, en présence du chef de l'Etat qui les a tous décorés à titre posthume. Le président Macky Sall s'était ensuite rendu à l'hôpital Principal au chevet des blessés.

REACTION DE BERNARD DE BAROSS, UN AMI D'ENFANCE DE PHILLIPE BIAGUI : «Cela m'a fais un très grand choc... mais nous devons toujours garder notre foi en Dieu»

«C'est un ami d'enfance, nous avons travaillé et cheminé ensemble à Ziguinchor jusqu'à notre âge, fondé un foyer, en passant par le collège, le lycée et l'université. Et puis le travail. Chacun a eu ses occupations professionnelles. Nous avons continué à être toujours ensemble, dans des occasions festives comme tristes.

Je n'aurais jamais souhaité que cela soit ainsi. Le jour où j'ai eu l'information, je n'y avais pas cru parce qu'il travaille à Bamako. Je ne savais pas qu'il était à Dakar. Alors, c'est après que mon épouse m'a confirmé qu'effectivement il faisait parti des victimes du crash.

Cela m'a fait un très grand choc. Et jusqu'à présent, là ou je suis, je suis plein d'émotion et d'amertume. Mais nous devons toujours garder notre foi en Dieu, croire à la résurrection»

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