3 Avril 2018

Congo-Kinshasa: Machine à voter - La mise en garde des Sud-Coréens

Photo: La Prospérité
Machine à voter en RDC

Décriée par des pans entiers de l'opinion congolaise et une large portion de la communauté internationale, la machine à voter continue de faire l'objet d'une campagne agressive de publicité du côté de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante).

Ici, on persiste à louer ses vertus : réduction sensible des coûts des élections et des délais de compilation des résultats, haute fiabilité du vote. Selon Corneille Nangaa, président de cette institution d'appui à la démocratie, sans la machine à voter, les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales ne pourraient avoir lieu décembre 2018. Par ailleurs, les trois scrutins devraient coûter plus d'un demi milliard de dollars au lieu de moins que cela.

Pendant que les spéculations vont bon train autour des bienfaits méfaits de la machine à voter, une mise en garde de taille est de l'Ambassade de Corée du Sud à Kinshasa. Selon un mail relayé Jeune Afrique, le gouvernement de Séoul a interpellé dernièrement société sud-coréenne Miru Systems, auprès de laquelle la CENI a commande d'un premier lot de machines à voter, sur « les potentiels » que présentent lesdites machines en cas d'importation.

Précis, le courrier souligne qu' « exporter ces machines au pourrait donner au gouvernement congolais un prétexte pour résultats indésirables liés aux élections, notamment un additionnel à leur tenue »

Selon l'ONG Renadhoc, qui s'est saisie elle aussi du dossier, « machines n'ont jamais été utilisées nulle part dans le monde et démonstrations effectuées en RDC sont loin de donner satisfaction ».

Son Directeur en charge des plaidoyers, monitorings et enquêtes, William Wenga Bumba, rappelle que « les électeurs congolais nombreux, en outre, à redouter qu'elles soient utilisées organiser une fraude massive, plus discrète que celle qui avait les observateurs à considérer les élections présidentielle législatives de novembre 2011 comme non crédibles ».

Selon le même avocat, le Renadhoc reste saisi de cette question alerte en tant qu'organisation de la société civile congolaise une personnalité juridique, le gouvernement congolais pour opérationnalisation sur l'ensemble du territoire national, pour élections crédibles, correctes, justes et transparentes.

Cette sortie inattendue de l'ambassade de Corée à Kinshasa perçue, par les observateurs, comme une alerte à prendre très sérieux au sujet du déficit de fiabilité de la machine à voter. mise en garde est d'autant pertinente qu'elle concerne la sud-coréenne sur laquelle s'appuie la CENI pour soutenir que machine à voter serait le kit électoral idéal pour minimiser les d'organisation des élections, faire éclater totalement la vérité urnes et publier les résultats à bref délai, voire le soir même scrutins.

D'aucuns pensent qu'au lieu de continuer à faire la sourde oreille, le staff de cette institution d'appui à la démocratie devrait en compte toutes les critiques objectives qu'expriment au sujet de machine et penser à revenir au bulletin papier, pendant qu'il encore temps. On rappelle que dans le calendrier électoral, la date 23 décembre 2018 avait été retenue en fonction de la commande, transport et du déploiement des bulletins papier pour les présidentielle, législatives nationales et provinciales. Il n'y a lieu de feindre la surprise à huit mois de la tenue de ces scrutins. Kimp

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